
Une « plaie béante »
« Le contingent ivoirien plie bagages », constate pour sa part Le Soft à Bamako. « La plaie entre Bamako et Abidjan devient de plus en plus béante, affirme le site malien. Alors que les deux capitales sont en pleine crise depuis l’éclatement de l’affaire des 49 militaires ivoiriens, le Gouvernement ivoirien annonce (donc) le retrait de ses troupes de la Minusma. »
« Un retrait diversement apprécié à Bamako », relève Maliweb qui cite quelques réactions glanées sur les réseaux sociaux : « les troupes onusiennes du Mali partiront d’elles-mêmes, les unes après les autres » ; « très bien, quand tous les ennemis de la paix auront quitté le Mali, la paix régnera pour toujours » ; ou encore, a contrario : « le problème du Mali n’est pas les forces étrangères, c’est plutôt la mauvaise gouvernance. Que les gouvernants arrêtent de piller ! »
Le début de la fin pour la Minusma ?
Alors, « est-ce le chant du cygne pour la Minusma ? », s’interroge Le Pays au Burkina Faso. « Il est difficile de ne pas le croire avec l’annonce du retrait britannique et ivoirien. Quand on sait qu’après le départ de Barkhane, plusieurs autres nations comme la Suède, l’Allemagne, le Danemark et le Bénin avaient annoncé le départ de leurs troupes, on ne peut que se conforter dans l’idée de l’imminence de la fin de la présence des Casques bleus au pays d’Assimi Goïta. » Ces retraits ajouteront « à l’isolement diplomatique du Mali, estime encore Le Pays, avec de lourdes conséquences politiques, économiques et sociales. »
L’Observateur Paalga est sur la même ligne : « on sait que la défense de la sécurité et de l’intégrité du Mali est l’affaire des Maliens eux-mêmes, mais en travaillant à faire le vide autour d’elles, les autorités maliennes compliquent un peu plus une situation qui n’est déjà pas bien reluisante. Surtout que malgré sa ‘montée en puissance’, si l’on croit la vulgate officielle de Koulouba, l’armée malienne n’est pas en mesure de combler le vide laissé par ses différents partenaires. »


