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Grave accident sur la route deDabou-Le chauffeur: «J’étais fatigué, on m’a empêché de me reposer»

Accident-

Avec l’audition de Kouadio André, conducteur du car de 70 places de la compagnie Effozohi (Dieu est présent en langue Avikam), on en sait un peu plus sur les raisons de l’accident de la circulation qui a endeuillé 7 familles parmi les riverains de Grand-Lahou, le dimanche 8 mars dernier.

Face aux enquêteurs de la Police de Dabou qui l’ont auditionné le lundi 9 mars, il a évoqué la fatigue comme l’origine de la sortie de route qu’il a effectuée au volant du car qui s’est renversé faisant 6 morts sur-le-champ et 45 blessés.

A l’en croire, il s’est offert une virée nocturne le samedi dernier avec à l’esprit qu’il ne ferait qu’un seul voyage le lendemain. Effectivement, dimanche, jour du drame, il a quitté Grand-Lahou à 9 H pour rallier Abidjan, le seul voyage du jour sur son agenda. Une fois à la gare à Adjamé-Renault Gbêba, il est prié de faire le voyage retour avec la promesse qu’il se reposerait finalement à Lahou. Cet aller-retour lui a été imposé après que le chauffeur qui devrait le remplacer était introuvable et avait fermé son portable. Contraint, il regagne alors Grand-Lahou l’après-midi. Mais, face à la forte affluence à la gare consécutive à la visite du président de la République dans le Gboklè, il sera à nouveau sollicité pour un dernier voyage retour sur Abidjan. Il aurait manifesté sa désapprobation en déposant les clés. Avant de quitter les lieux, il est rattrapé par le chef de gare et plusieurs proches qui vont réussir à le faire revenir sur sa décision. Il monte donc dans le car et quitte la gare à 16h. Soit plus d’une heure avant le drame. «J’étais fatigué. On m’a empêché de me reposer», s’est-il défendu devant les agents de police chargés d’élucider les circonstances de cet accident qui continue de faire des victimes puisqu’un autre décès a été enregistré avant-hier lundi au Chu de Yopougon.

Toutefois, il a finalement été confondu par les enquêteurs sur le point de la vitesse dont on lui prête un goût prononcé. «A Grand-Lahou, de tous les chauffeurs sur cette ligne, il est connu comme étant celui qui donne le plus dans l’excès de vitesse. S’il ne roulait pas à vive allure, quand il a perdu le contrôle du volant, le choc n’aurait pas été aussi violent. Il se savait fatigué et il n’a pas hésité à rouler à vive allure pour nous livrer à la mort», a riposté Lokpou Léonce, un des blessés qui s’est confié à nous lundi après-midi avant son opération au Chu de Yopougon.

Le chauffeur Kouadio a mis en cause «la fatigue» là où les victimes tout comme les enquêteurs parlent plutôt «d’excès de vitesse». La directrice générale du groupe Midid Transport, auquel appartient la compagnie Effozohi, Mme Stéphanie Kouassi, fille du président directeur général Kouassi Philippe, qui projetait de rendre visite aux blessés et aux familles endeuillées, a préféré, pour l’heure, ne pas se prononcer sur les circonstances du drame. C’est finalement le chef de gare, lui-même éprouvé par cet accident dans lequel il a perdu son épouse qui était la convoyeuse du car, le jour du drame, qui s’est rendu au chevet des blessés au Chu de Yopougon au nom de la compagnie.

L’inter

 

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