Les personnels administratifs, les ambulanciers, les brancardiers et autres personnels de santé, ont entamé leur mouvement de grève comme prévu, le mardi 10 mars 2015.
A Abidjan, la situation s’est polarisée au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Cocody où des dizaines d’agents en colère, ont fermé les entrées et les sorties. Des malades et leurs parents ont été refoulés peu après 10H par des agents en rogne. Pas non plus de sortie pour les parents déjà à l’intérieur, venus rendre visite ou ayant passé la nuit avec leurs malades.
Cette situation inconfortable maintenue par les grévistes qui ne voulaient pas entendre raison, a soulevé également la colère de certains parents. Aux deux portails d’entrée et de sortie, de chaudes discussions étaient engagées entre parents et grévistes. Des échauffourées ont même éclaté avec des parents qui « ne comprenaient rien en cette grève ». Il a fallu l’intervention des éléments de la Police du 8ème arrondissement de Cocody, arrivés à bord d’un pick up immatriculé D 48 282, pour ramener le calme et ouvrir grandement les portails d’entrée et de sortie.
Si certains parents et connaissances de patients poussaient un ouf de soulagement, d’autres lançaient des jurons auxquels répliquaient des grévistes déjà sur les nerfs. La situation à l’entrée du Chu de Cocody était quasiment identique à celle des services où plusieurs agents concernés par la grève avaient déserté leur poste. Ceci a paralysé le bon fonctionnement de ce centre hospitalier. La situation n’était pas non plus reluisante dans les autres centres de santé à Abidjan et à l’intérieur du pays, notamment dans les hôpitaux généraux de Guiglo, Touba, Odienné Boundiali et de Ferkéssedougou, d’une part, et d’autre part, aux Centres hospitaliers régionaux de Korhogo et de Bouaké.
Pour Hubert Kpansaï, secrétaire national du Syndicat des agents déflatés de santé (Synades) qui mène ce mouvement de contestation, la situation pourrait s’empirer. « Le mouvement est suivi totalement avec le service minimum. Ce que nous avons fait au Chu de Cocody, nous irons le répéter au Chu de Treichville demain (mercredi 11 mars 2015). Nous demandons simplement à percevoir directement nos salaires au lieu de le faire transiter par une entreprise écran qui ne nous verse pas la totalité de ce qui nous revient. Nous saluons la mobilisation de nos collègues qui ont compris le combat que nous menons, car trop, c’est trop ! », s’est-il adressé à la presse.
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