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9 mois après le lancement de l’opération d’identification: Ce qui se passe réellement dans des centres d’enrôlement

enrolement

C’est officiel depuis le mardi 15 juillet 2014. La 2ème phase de l’opération d’identification ordinaire des populations en vue de la délivrance des cartes nationales d’identité, est en cours après plus de cinq années d’interruption.

Cette 2ème phase qui concerne les Ivoiriens qui n’ont pu se faire enrôler lors de la 1ère phase, ceux qui ont égaré leurs cartes d’identité, et les nouveaux majeurs ( 16 ans et plus), vise à identifier 3 millions d’Ivoiriens. Mais, force est de constater que neuf mois après le lancement de cette opération, l’affluence dans les centres d’identification n’est pas de mise ; constat fait dans des centres d’Abidjan. Les requérants traînent les pieds.

Koumassi, il est 11h37 mn, ce jeudi 05 mars 2015, quand nous arrivons au foyer des jeunes, centre retenu pour l’occasion dans cette cité pour le déroulement de cette opération d’identification. Une trentaine de personnes, munies de documents, sont regroupées devant une entrée. D’autres personnes sont assises sur une petite clôture de mur au sein de la cour. L’impatience se lisait sur les visages. Des requérants approchés ont exprimé leurs déboires et récriminations. Ils ont déploré la lenteur de la procédure et la durée de délivrance des cartes d’identité.

Sangaré Oumar, bijoutier résidant au Ghana, a confié qu’il y a maintenant 8 mois qu’il a émis une demande de renouvellement de sa carte d’identité qu’il a égarée. Et depuis lors, il est dans l’attente, nous dit-il. « J’ai laissé toutes mes activités au Ghana pour venir renouveler ma pièce. Et ce, depuis le 19 août 2014. Mais jusqu’à ce jour, je n’ai encore rien reçu », a déploré Sangaré Oumar.Il a jouté qu’on l’a assuré qu’il suffisait d’un seul jour pour se faire établir la carte nationale d’identité.

Un autre requérant, visiblement très en colère, a fait savoir qu’il est au centre depuis 06h du matin, avant de lancer : « On ne sait même pas ce qu’ils font. Rien ne bouge ». La lenteur du service a été relevée par d’autres requérants, dont Serge Koffi . Nos tentatives pour avoir plus d’informations sur le processus auprès des agents affectés dans ce centre sont restées vaines. « Si vous voulez des informations allez-y à la direction », a marteléun responsable de ce centre.

Dans la commune de Port-Bouët, il était 12h36 mn, quand notre équipe de reportage arrivait dans les locaux de l’ancienne mairie abritant les services de l’opération d’identification. Un autre décor s’offre à nous. Certains agents de la mairie et de l’Office national d’identification (Oni), assis derrière leurs comptoirs, attendent les pétitionnaires. Les quatre guichets ouverts pour l’occasion sont vides. C’est seulement 20 mn après notre arrivée qu’une jeune fille se présente à un comptoir.

N’Dri Ludovic, secrétaire général de la mairie et superviseur de l’opération d’identification dans cette cité, a indiqué que cette faible mobilisation des populations pourrait s’expliquer par le manque de communication autour de l’opération. Il a noté que cela s’explique aussi par le fait que l’opération a débuté il y a moins de deux semaines dans sa commune. « On a ouvert le 26 février. Mais, ce n’est seulement qu’à partir du 27 février qu’on a effectivement commencé l’identification. Le total des requérants à ce jour est de 365.», a-t-il justifié.

A Marcory, c’est la cour de la radio locale qui abrite l’opération. Là encore, on pouvait remarquer un faible engouement des populations à notre passage, à 14h42 min. Des jeunes filles assises sur le banc, attendent leurs tours. Une dame s’est prêtée à nos questions. « Je suis venue accompagner ma sœur parce qu’ici, ça avance, contrairement aux services de Koumassi où nous résidons. C’est ici que j’ai fait mon identification la semaine dernière. Satisfaite de la qualité du service, j’y ai accompagné ma sœur. » a-t-elle indiqué. Tout comme à Koumassi, les agents ont refusé de nous donner plus d’informations sur le processus d’identification. Notons que l’opération est permanente. Et pour faire la demande, le requérant doit se munir d’un extrait d’acte de naissance ou d’un jugement supplétif, d’un certificat de nationalité, avec le reçu de paiement du droit de timbre de 5000 F cfa qu’il s’acquittera dans les points dédiés.

L’inter

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