Les commerçants de vivriers de Yamoussoukro ont bénéficié du 12 au 14 novembre 2024, à la salle des fêtes de la mairie, d’une séance de sensibilisation sur la nécessité de formaliser leurs activités afin de tirer profit des avantages qui s’y rattachent.
Cette caravane de sensibilisation des acteurs du vivrier marchand de Yamoussoukro à la formalisation de leurs activités, a été suivie de séances d’enrôlement aux instruments de protection sociale. Notamment la Couverture maladie universelle (Cmu), le Régime social des travailleurs indépendants (Rsti) mis en route par la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps).
Il s’agit d’une initiative du ministère de l’emploi et de la protection sociale, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre progressive de la Stratégie nationale intégrée de transition vers l’économie formelle (Snitef).
Selon Kouakou Azan Joël, directeur des stratégies et des programmes d’emploi, qui représentait le ministre de tutelle, la formalisation est une condition nécessaire pour promouvoir et accélérer l’accès au travail décent, en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté, tout en garantissant plus de justice sociale et d’égalité entre les populations. “Cela permettra de faire du vivre-ensemble, une réalité tangible en Côte d’Ivoire”, a-t-il relevé aux populations, en particulier les femmes venues nombreuses à cette rencontre d’échanges.
Aux populations, le représentant de maître Adama Camara a en outre relevé que ” l’économie informelle, sous toutes ses formes, représente un défi majeur pour le gouvernement ivoirien. Car tous les résultats issus des enquêtes emploi, réalisés régulièrement depuis 2012 révèlent que le marché du travail génère en moyenne 9 emplois informels sur 10 et la dernière enquête emploi de 2019 montre toujours cette lourde tendance de l’emploi informel qui s’élèvent à 89,2%”.
C’est cette réalité que le gouvernement s’est engagé à inverser pour aider les acteurs a migrer vers une économie formelle qui est bénéfique à tous égards, aussi bien pour l’État que pour les unités de production informelles et les travailleurs, dans un élan de synergie.



