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Face aux effondrements récurrents d’immeubles en Côte d’Ivoire, la qualité des fers à béton est au cœur des préoccupations. Akanbi A. Akeem, responsable Qualité chez SOTACI, livre des astuces pour identifier les matériaux conformes et garantir la sécurité des constructions.
En Côte d’Ivoire, les effondrements de bâtiments, qu’il s’agisse d’immeubles, de maisons ou d’autres structures, sont un phénomène récurrent, et causent des pertes humaines et soulevant des interrogations sur la solidité des matériaux de construction. Malgré les mesures prises par les autorités, le problème persiste.
En 2024, plusieurs bâtiments se sont écroulés à Abidjan, notamment à Treichville et Cocody Angré, mettant en évidence des failles dans la réglementation et le contrôle des matériaux. « Bon nombre d’immeubles s’écroulent, et la qualité des matériaux de construction est indexée », déclare Ahian Kouamé Georges Roland, sous-directeur de la normalisation à la Direction générale de l’Industrie.
Lors d’une mission de contrôle inopinée menée par son équipe en août 2024 dans la zone industrielle de Yopougon, il a été constaté que 7 sur 12 entreprises du secteur ne disposaient ni d’attestation ni de certificat de conformité délivrés par CODINORM.
Un marché inondé par du faux
Le constat est préoccupant : des fers à béton de mauvaise qualité, souvent trafiqués pour masquer leur véritable diamètre, sont massivement commercialisés. « Le fer acier machine de diamètre 5,5 mm est manipulé pour paraître comme du 6 mm, et celui de 7 mm est transformé en faux 8 mm », expliquait en août 2021 Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire (CVCI).
Dans un marché estimé à 280 000 tonnes par an, plus de 130 000 tonnes de fers non conformes circuleraient généralement avec la complicité de certains acteurs du secteur. Une situation qui met en péril la solidité des bâtiments et la sécurité des habitants.
Face à cette menace, il est crucial de savoir distinguer les fers à béton conformes aux normes. « Une structure solide repose essentiellement sur une fondation fiable. C’est pourquoi chez SOTACI, chaque barre de fer à béton est conçue aux standards les plus exigeants », explique Akanbi A. Akeem, Responsable qualité au Département Second Œuvre de SOTACI, leader de l’acier en Côte d’Ivoire.
Partenaire privilégié de nombreux projets d’envergure, SOTACI se distingue par son engagement en faveur de la durabilité et de la sécurité. « Nos fers à béton, disponibles en plusieurs diamètres (8, 9, 10, jusqu’à 32 mm), sont marqués SOT. Ils s’adaptent du plus petit ouvrage au plus grand chantier », précise Akanbi A. Akeem.
Comment faire le bon choix ?
Selon l’expert de l’entreprise, pour éviter des erreurs qui pourraient coûter des vies, il est indispensable de procéder à ces vérifications avant tout achat. « Faire le choix des fers à béton conformes, c’est s’assurer d’une construction durable et sécurisée », insiste M. Akeem. La première astuce consiste à vérifier les inscriptions. « Les barres de fer à béton de qualité portent des marques claires et précises. Chez SOTACI, chaque barre est marquée “SOT” pour garantir son authenticité », indique le responsable Qualité.
La deuxième étape consiste à contrôler le diamètre. « Assurez-vous que le diamètre indiqué correspond à la réalité. Les fers à béton de mauvaise qualité sont souvent manipulés pour paraître plus épais qu’ils ne le sont », explique l’expert. Enfin, dit-il, se renseigner sur la provenance des matériaux est crucial. Il importe de privilégier les produits certifiés par des organismes reconnus comme CODINORM. Cela garantit que les normes de qualité et de sécurité sont respectées.
« En optant pour des fers à béton de qualité, comme ceux de SOTACI, les professionnels du bâtiment garantissent la solidité des constructions et réduisent les risques d’accidents. Dans un secteur où la résistance des matériaux est cruciale, privilégier des produits certifiés et soutenir les entreprises engagées en faveur de la sécurité et de la durabilité est plus essentiel que jamais », conclut Akanbi A. Akeem.



