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Côte d’Ivoitre : La BRVM célèbre les femmes du secteur financier

La BRVM célèbre le 8 mars avec la première femme bâtonnier de l'Ordre des avocats de Côte d'Ivoire - ::..Le kiosque de l'économie..::

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a célébré, le vendredi 7 mars 2025, la Journée internationale des droits de la femme, à l’instar des autres places boursières à travers le monde, sous le concept « Ring the Bell for Gender Equality ».

Pour cette édition 2025, placée sous le thème : « Pour toutes les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation », la BRVM a invité des femmes de premier plan exerçant dans le secteur financier de l’UEMOA.

Ces expertes ont partagé leurs expériences et parcours inspirants, avec d’autres femmes, lors d’un panel autour du thème : « L’inclusion financière des femmes comme épargnantes et entrepreneures : un puissant levier de développement économique ».

Le panel a vu la participation de Mme Dominique Diagou-Ehile, directrice générale adjointe du Groupe NSIA, pôle Assurances, ainsi que Mme Kadiatou Diallo, directrice, chargée de la Gestion de patrimoine à Ecobank.

Il a également enregistré la présence de Mme Yénita Bamba, directrice générale de l’établissement financier FIN’Elle et de Mme Leticia N’Cho-Traoré, Présidente directrice générale du Groupe Addict qui en a été la modératrice.
Elles ont abordé le sujet sous l’angle de leur secteur d’activité, tout en soulignant la nécessité d’une meilleure communication pour faire connaître leurs produits et services auprès des femmes, ainsi que l’éducation financière.

Le panel a, par ailleurs, relevé l’importance d’innover pour offrir des produits plus adaptés aux femmes, soutenue par la technologie pour permettre une inclusion financière massive. Et ce, en tenant compte de l’environnement culturel et du niveau d’éducation.

Maître Florence Loan-Messan, première femme bâtonnier de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire, a exposé sur les droits de la femme, leur autonomisation et la notion d’égalité, en présence de plusieurs femmes chefs d’entreprises, entrepreneures et dirigeantes dans le secteur financier sous régional.

« Malgré quelques exemples emblématiques, beaucoup de nos sœurs restent encore dans l’ignorance de leurs droits » qui « restent encore un idéal à conquérir », a déclaré l’avocate émérite, Mme Florence Loan-Messan.

Elle a fait observer que le faible taux d’éducation des filles est « dû en partie au nombre élevé d’enfants, de grossesses précoces, la suppression d’internats à l’intérieur du pays, de la pauvreté des parents en milieu rural ».

Pour elle, « l’égalité est une promesse trahie. Ce n’est pas un concept abstrait, c’est un salaire équitable pour le même travail. Un écart de 23% entre les sexes, c’est 23% de mépris. L’Islande a compris en instaurant l’égalité salariale obligatoire. »

Au Rwanda, 61% des femmes parlementaires sont des femmes, a-t-elle fait remarquer. Par contre, en Côte d’Ivoire l’on a un taux de 13%, soit « 34 femmes sur 234 députés » malgré une loi votée en 2019 pour favoriser la représentation des femmes dans les assemblées élues.
« Nous avons un arsenal juridique (en faveur) des femmes, entre autres, l’égalité homme-femme en 2019, la loi qui promeut les femmes en tant qu’administrateurs dans les sociétés cotées au point qu’on peut dire qu’on n’a pas à faire de 8 mars. Mais, il y a la loi et la réalité », a-t-elle lancé.

D’abord, les femmes devraient s’approprier les dispositions légales.

Elle a partagé des réticences culturelles quant à l’autonomisation des femmes, martelant qu’« on ne peut pas revendiquer des droits et ne pas vouloir supporter les conséquences qui s’attachent aux droits qu’on revendique ».

A ses illustres invitées, Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la BRVM, a réaffirmé l’engagement de son institution à contribuer à la promotion de l’égalité du genre. La BRVM comprend plus de 30% de femmes dans effectif.

Edoh Kossi Amenounve a rappelé les défis qui sont ceux de l’Afrique pour une meilleure prise en compte des femmes dans la sphère économique et sociale par une inclusion plus forte et une autonomisation plus grande.

Il a souligné que l’éducation, en général, et l’éducation financière, en particulier, sont des conditions sine qua non pour l’atteinte des objectifs d’égalité, et doivent être l’affaire de tous, tout en s’adaptant aux réalités socioculturelles de nos pays et prendre en compte de plus en plus la dimension du droit.

 

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