« Calme-toi petit bonhomme » : c’est en ces termes qu’Elon Musk s’est adressé au ministre des Affaires étrangères polonais ce dimanche soir sur X.
Si le ton est monté entre les deux hommes, c’est que le milliardaire américain s’est vanté d’être la colonne vertébrale de la défense ukrainienne grâce à ses satellites Starlink, en précisant que « toute la ligne de front des Ukrainiens s’effondrerait s’il les désactivait ».
Un tweet aux allures de menace voilée, auquel le responsable de la diplomatie polonaise a immédiatement répondu en rappelant que les Starlink utilisés pour les communications sur le front ukrainien étaient en réalité financés par la Pologne. Il a aussi laissé entendre que Varsovie pourrait changer de fournisseur si le milliardaire mettait sa menace à exécution.
Musk promet de maintenir l’accès à Starlink
C’est finalement le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui s’est interposé, en démentant toute forme de menace de la part de Musk et en appelant les Polonais à le remercier, lui et ses satellites, sans qui « l’Ukraine aurait perdu cette guerre il y a longtemps, et les Russes seraient actuellement aux frontières de la Pologne ».
L’escalade verbale n’est pas allée plus loin, mais vient confirmer les manœuvres amorcées par la Maison Blanche ces dernières semaines sur la question ukrainienne. Elle questionne la relation si particulière entre les États-Unis et la Pologne, qui avait jusqu’ici privilégié Washington comme premier partenaire sur les questions de défense, au détriment de ses alliés européens.
Un peu plus tard dans la soirée, Musk a par ailleurs promis de maintenir l’accès ukrainien à son réseau Starlink. « Pour être extrêmement clair, malgré tous mes désaccords avec la politique de l’Ukraine, Starlink ne fermera jamais ses terminaux », a écrit Elon Musk sur X. « Je veux simplement dire que sans Starlink, les réseaux ukrainiens s’effondreraient, puisque les Russes peuvent brouiller tous les autres canaux de communication ! Mais jamais nous le ferions ou l’utiliserions comme un moyen de négociation » a-t-il ajouté.



