Plus rien ne pourrait arrêter l’Onze national Ivoirien après tout ce que cette équipe a traversé lors de la CAN 2023. « Même la défaite contre la Guinée Equatoriale a eu son sens. Elle nous a réveillés et rapprochés ». Mariam Gabala Dao évoque un parcours semé d’embûches, où chaque match a forgé la résilience des Éléphants.
Pour la Sénatrice, la victoire de la Côte d’Ivoire à la CAN de l’hospitalité restera gravée comme « la cerise sur le gâteau ». « C’était une récompense après des semaines de doutes, de découragements, mais aussi d’espoir. Tous les Ivoiriens ont vibré à l’unisson, c’était bien plus qu’un trophée : une leçon de vie et de communion nationale », confie Mariam Gabala Dao.
« Le suspense m’oblige à me lever ! » : Les coulisses d’une passion
Ancienne membre du comité de normalisation de la FIF (Fédération Ivoirienne de Football), Mariam Gabala Dao connaît bien les coulisses tumultueuses du ballon rond. « Le football est un environnement de passions, parfois de violences ou d’incompréhensions. Mais c’est ça la magie : des torrents d’émotions, du suspense à couper le souffle… Je n’ai jamais réussi à regarder un match, assis jusqu’au bout ! », avoue-t-elle. Son expérience à la FIF lui a appris à gérer « l’anxiété, la joie, et même les moments où le cœur menace de lâcher ».
Optimiste pour la CAN 2025 au Maroc, la Sénatrice mise sur « une équipe mentalement plus forte » après les épreuves de 2023. « Ils ont survécu à l’enfer, ils peuvent tout surmonter. Avec confiance, même blessés, ils ne sentiront pas la douleur : leur esprit sera fixé sur la victoire », assure-t-elle. Un message non nuancé aux joueurs : « Gardez cette flamme. L’encadrement actuel a les moyens de vous mener vers une quatrième étoile ».
Un entraîneur ivoirien : « Valorisons nos talents locaux ! »
L’arrivée d’un entraîneur national à la tête des Éléphants est pour elle une « fierté ». « Pourquoi chercher ailleurs ce que nous avons ici ? Un Ivoirien comprend la psychologie de nos joueurs. Personne ne peut mieux les galvaniser ! », argumente-t-elle. Un choix stratégique selon elle. « C’est le début d’une nouvelle ère où nous misons sur nos compétences locales ».
Football féminin : « La future mine d’or du sport ivoirien »
Si le football masculin porte les espoirs, Mariam Gabala Dao plaide pour un investissement massif dans le football féminin. « C’est la nouvelle frontière ! Nous avons des talents incroyables, mais ils sont sous-exploités. Le Nigéria domine ? Nous pouvons les détrôner et briller en Afrique », lance-t-elle. Elle insiste sur le potentiel économique : « Le football féminin tenue des sponsors, crée des emplois. La FIF y croit, à nous de saisir cette opportunité ! ».
Pour elle, l’avenir du football ivoirien passe par une diversification. « Le modèle actuel repose trop sur les hommes. En développant le féminin, nous construisons une économie sportive solide et inclusive », explique-t-elle. Un appel aux institutions et investisseurs : « Les ressources existantes, les talents aussi. Il ne manque que la volonté politique et collective ».
« La CAN 2023 nous a montré que rien n’est impossible. Maintenant, osons innover : localisons nos choix, croire en nos femmes, et la Côte d’Ivoire deviendra une référence sportive incontournable » résume-t-elle. Un discours qui résonne comme un mantra pour les prochaines générations.



