Pour faire face aux menaces sécuritaires, la Côte d’Ivoire renforce son aviation militaire. Avec une dizaine d’appareils en cours d’acquisition, le pays mise sur la Chine et la France pour moderniser sa flotte, apprend-on d’Africa Intelligence.
La Côte d’Ivoire accélère le renforcement de son aviation militaire avec l’acquisition de plusieurs aéronefs pour répondre aux défis sécuritaires, notamment au nord du pays. Au total, une dizaine d’appareils sont en cours de livraison ou en négociation.
Combler les insuffisances
Déjà, quatre hélicoptères de fabrication soviétique ont rejoint les rangs de l’armée de l’air : deux Mil Mi-24 d’attaque et deux Mi-17 de transport. Ces appareils, fournis par la société bulgare Metalika-AB, viennent combler les insuffisances d’une flotte encore limitée face à la montée en puissance des pays voisins.
En parallèle, trois avions d’entraînement et d’attaque K-8 Karakorum, de conception sino-pakistanaise, sont en discussion avec la société publique chinoise CATIC. L’un d’eux pourrait être offert par Pékin, tandis que les deux autres seraient acquis via un crédit-export. À cela s’ajoute un nombre encore inconnu d’hélicoptères Harbin Z-9, également inclus dans l’accord avec la Chine.
L’armée ivoirienne ne compte pas s’arrêter là. Elle envisage aussi l’achat de deux à trois avions de combat Mirage 2000 auprès de la France. Si cet accord aboutit, la flotte pourrait ainsi compter près d’une dizaine d’appareils supplémentaires dans les années à venir.
Un renforcement dans un contexte sous tension
Ce développement intervient alors que la menace djihadiste demeure préoccupante à la frontière nord du pays. Pendant ce temps, les pays voisins, notamment le Mali et le Burkina Faso, ont considérablement renforcé leurs capacités aériennes grâce à l’achat de drones d’attaque turcs TB2.
Dans ce climat de tensions régionales, la Côte d’Ivoire cherche à combler son retard technologique tout en renforçant ses alliances. Si l’axe avec la Chine se consolide sur le plan des équipements, la coopération avec la France reste stratégique, notamment pour la formation des pilotes et la modernisation des infrastructures aériennes.
À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, ce programme d’acquisition d’aéronefs s’inscrit également dans une volonté politique de sécuriser le territoire et d’affirmer le poids militaire du pays dans la sous-région.



