« Que Gbagbo, Blé et Soro soient sur la liste électorale, pour la paix. L’exclusion d’acteurs politiques majeurs est un danger pour la paix et la stabilité »
Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé ne sont pas sur la liste électorale provisoire. Le Président de Générations Conscientes en Marche (GCM), Daniel Israël Kouassi, candidat déclaré à la présidentielle d’octobre prochain qui avait fait un plaidoyer pour la réinsertion de ces personnalités sus-citées sur la liste électorale, revient à la charge. Pour la paix en Côte d’Ivoire, Daniel Israël Kouassi plaide à nouveau à la présence de Gbagbo, Soro et Blé sur la liste électorale. Entretien.
Président, le 22 février 2025, à Dimbokro, lors de la rentrée politique de votre mouvement, vous avez fait un plaidoyer pour la réinsertion sur la liste électorale de l’ancien Président de la République, Laurent Gbagbo, de l’Ancien Président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre Guillaume Soro, du Président du COJEP, Charles Blé Goudé et de l’ancien Maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo. La liste électorale provisoire est affichée, et votre plaidoyer est resté lettre morte. Êtes-vous déçu ? Que ressentez-vous ?
Ce n’est pas ce que nous ressentons personnellement qui est à l’ordre du jour. Il est plutôt question de ce que l’absence de l’ancien Président Laurent Gbagbo, celles de l’ancien Président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre Guillaume Soro, du Président du COJEP Charles Blé Goudé et de l’ancien Maire du Plateau, Noël Akossi Bendjo, peut entraîner comme perturbation sociale. L’exclusion d’acteurs politiques majeurs est un danger pour la paix et la stabilité. L’histoire récente de la Côte d’Ivoire en est un témoignage éloquent. Toutefois, cette liste électorale n’est que provisoire. Nous espérons et souhaitons vivement que notre appel soit entendu, pour une Côte d’Ivoire en paix.
A vous entendre, vous y croyez toujours. Pourtant, la Commission électorale indépendante (CEI) semble être passée à autre chose, concernant cette question. Vous êtes optimiste ?
La paix est le dénominateur de tout développement. Si la Côte d’Ivoire a un certain visage aujourd’hui, c’est parce que depuis 2011, le pays est en paix. Et c’est pour cet environnement de paix, dont la conséquence est la tranquillité des Ivoiriennes et des Ivoiriens, que nous faisons de la politique. Nous ne cesserons jamais donc d’appeler à la paix. Et dans le cas de figure, nous demandons la réinsertion d’acteurs politiques majeurs comme le Président Laurent Gbagbo et tous ceux qui ne figurent pas sur la liste électorale provisoire. C’est possible. Et, nous devons y arriver.
Si la CEI se dit incompétente pour régler cette question vitale, reste maintenant le politique. Voyez-vous l’Exécutif actuel donner une suite favorable à votre requête ?



