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Corruption en Côte d’Ivoire : un combat de fond pour une gouvernance plus vertueuse

Tout le monde aime l’argent, mais faut-il accepter à tout prix l’argent sale ? En Côte d’Ivoire, la lutte contre la corruption reste un défi de taille malgré plus d’une décennie d’efforts. Depuis 2013, le pays engage des réformes ambitieuses pour prévenir les dérives, punir les coupables et accompagner les citoyens vers une culture de redevabilité.

Au cœur de cette dynamique, la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) mène depuis 13 ans une action de contrôle, de sensibilisation et de sanction. Le 24 avril 2025, un nouveau pas a été franchi avec l’inauguration à Yamoussoukro d’une Académie du leadership et de la bonne gouvernance, destinée à former une nouvelle génération de fonctionnaires intègres et compétents.

Selon la ministre Anne Désirée Ouloto, il est urgent de « nettoyer » l’administration, pointée comme un maillon central de la corruption. Pour cela, l’État mise sur la digitalisation des services publics, la transparence budgétaire, la dénonciation sécurisée et l’obligation de déclaration de patrimoine. L’objectif : limiter les opportunités de fraude et renforcer la traçabilité.

Par ailleurs, la justice doit être renforcée avec des juridictions spécialisées, des juges indépendants et des procédures équitables. La Côte d’Ivoire veut aussi éduquer ses citoyens dès le plus jeune âge à la citoyenneté et à l’éthique, valoriser l’intégrité publique et protéger les lanceurs d’alerte.

Enfin, la société civile joue un rôle clé : ONG, syndicats, leaders communautaires et médias sont appelés à surveiller, alerter et participer activement au contrôle de l’action publique. Pour mettre fin à l’impunité, des sanctions exemplaires sont prévues, même pour les hauts responsables. Car c’est par la rigueur, la transparence et l’action collective que le pays pourra bâtir une gouvernance plus juste et durable.

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