
L’accord a été scellé en présence de Léon Kacou Adom, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, de Nialé Kaba, ministre de l’Économie et Gouverneure ivoirienne de la BIDC et de Dr George Agyekum Donkor, président de la BIDC.
Une mission fondamentale : Des financements « sur mesure » pour le secteur privé
Pour le Dr Donkor, ce bureau va faciliter liaison avec les autres Etats impliqués, faciliter l’accès aux prêts et lignes de crédit pour les PME et grands projets, accélérer les interventions dans les infrastructures, l’agriculture et le numérique et créer des synergies avec les États voisins. « Notre présence physique à Abidjan rendra la BIDC plus réactive et proche des réalités locales », a-t-il insisté.
Ce bureau, le premier du genre dans un État membre, couvrira aussi le Libéria, la Sierra Leone, la Gambie, la Guinée-Bissau et le Sénégal. Un choix justifié par la performance économique ivoirienne, classée BB (S&P) et Ba2 (Moody’s), meilleure notation de la région.
La BIDC a déjà injecté 567 milliards FCFA (940 millions USD) en Côte d’Ivoire, répartis entre Secteur public (routes, énergie, santé) et Secteur privé (agro-industrie, fintech, logistique). Pour Nialé Kaba, il s’agira de « combler le déficit d’infrastructures, priorité absolue ». La ministre de l’Économie a salué un « partenariat gagnant-gagnant » tout en rappelant l’objectif de « réduire de 40 % le déficit régional en infrastructures d’ici 2030 ».Avec ce bureau, la Côte d’Ivoire consolide son rôle de pivot économique. Prochaine étape pour la BIDC : ouvrir des antennes au Nigeria et au Ghana d’ici 2026. Un nouveau départ pour une Afrique de l’Ouest qui table sur la coopération pour rivaliser à l’échelle continentale.
Tout savoir de la BIDC
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) est l’Institution de Financement du Développement des quinze (15) États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Basée à Lomé, en République togolaise, la Banque s’engage à financer des projets et programmes de développement portant sur diverses initiatives dans les secteurs des infrastructures et des services sociaux de base.
La BIDC finance également les projets sur le développement rural et l’environnement, de l’industrie ainsi que des services sociaux, à travers ses guichets dédiés aux secteurs privé et public. Les interventions de la BIDC se font sous forme de prêts à long, moyen et court terme, de prises de participation, d’octroi de lignes de crédit et mise en place d’accords-cadres de refinancement, des opérations d’ingénierie financière et services connexes.


