
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire possède l’un des réseaux routiers les denses et modernes de la sous-région. Ces progrès notables devraient rimer avec une synergie d’actions dans la lutte contre les accidents de la route. Dans cette dynamique, le gouvernement pourrait renforcer l’approche IEC-CC auprès des entreprises qui détiennent le plus grand nombre de moyens roulants présents dans la circulation à Abidjan et à l’intérieur du pays.
Un partenariat public-privé renforcé
Le ministère des transports appuyés de l’OSER doivent être accompagnés par le secteur privé afin de permettre davantage d’informer, d’éduquer et communiquer pour le changement de comportement (IEC-CC). Même si la tendance était en baisse, 2024 a connu un léger rebond, rappelant que le combat pour la sécurité routière reste une priorité. Dans ce contexte, plusieurs entreprises de construction comme ROWAD (grand carrefour de Koumassi), SATOM, GAUFF Engineering, groupe privé Porteo, EBOMAF, etc. jouent un rôle important en intervenant sur plusieurs fronts, de la construction à la sensibilisation.
Les actions des différentes entreprises ivoiriennes ou en Côte d’Ivoire devraient s’inscrivent dans la continuité des efforts de l’État, notamment via le ministère des Transports. Parmi les mesures phares, on note l’élargissement du système de vidéo-verbalisation au-delà d’Abidjan, les campagnes nationales de sensibilisation comme celle de Yopougon (« zéro accident à la rentrée »), ainsi que les patrouilles mixtes Police-Gendarmerie.
Ce partenariat public-privé montre une volonté commune d’aborder la sécurité routière de manière globale, en agissant sur tous les leviers : infrastructure, contrôle, éducation et prévention. La Côte d’Ivoire progresse dans la lutte contre les accidents grâce à une approche intégrée. Porteo Group, sous la direction de Hassan Daklallah, s’est illustrée par sa stratégie alliant qualité des routes et actions de sensibilisation. Cette dynamique, soutenue par l’État et les partenaires internationaux, ouvre la voie à un réseau routier plus sûr et plus humain.
Construire des routes qui sauvent des vies
Le rapport « Risque Pays 2025 » de Bloomfield Intelligence souligne d’ailleurs la montée en gamme du réseau routier ivoirien, qui figure désormais parmi les atouts macroéconomiques du pays. Par ailleurs, la Banque mondiale soutient un vaste projet de réhabilitation de 15 000 km de voies rurales, destiné à désenclaver onze régions et sécuriser les déplacements, notamment des engins agricoles.
Pour Hassan Daklallah, la conception des routes dépasse la simple technique. « Construire une route, c’est garantir que chaque virage pardonnera l’erreur humaine », affirme-t-il. Cette approche, qui fait écho au concept « Safe-by-Design », invite à penser les infrastructures routières comme des espaces capables de limiter les conséquences des erreurs des usagers.
Les entreprises reconnues pour la qualité de leurs réalisations, sont pour la plupart engagées dans une dynamique de transformation profonde du réseau routier ivoirien. De concert avec l’Etat, elles misent sur une ingénierie intelligente, combinée à une prévention active et à la sensibilisation des conducteurs. Cette démarche traduit dans une dynamique plus large portée par l’État et les collectivités locales, qui travaillent à rendre les routes à la fois performantes, durables et humaines.
Sécurité intégrée dès la conception
La Stratégie nationale de sécurité routière (SNSR) impose désormais des audits de sécurité avant tout lancement de projet routier. Cette exigence vise à anticiper les erreurs humaines pour éviter qu’elles ne tournent au drame. Selon Hassan Daklallah, cette vision a permis de réduire de 40 % les zones accidentogènes sur les chantiers livrés depuis 2022.
A titre d’exemple, l’autoroute Grand-Bassam-Assinie illustre bien cette combinaison entre fluidité, durabilité et dispositifs de protection renforcés. Ces infrastructures contribuent à limiter les risques et à sécuriser les trajets quotidiens des usagers. Mais la qualité des routes ne suffit pas. La sensibilisation des conducteurs et des piétons reste un maillon essentiel. C’est pourquoi l’État associe les entreprises privées dans cette mission, et Porteo Group, se fait pionnière de cette sollicitation.
Sensibilisation et civisme au cœur de l’action
Partenaire du FEMUA17, un festival de musique qui a choisi cette année pour thème « Civisme et sécurité routière », Porteo a distribué 500 chasubles « haute visibilité » aux jeunes du Carrefour Jeunesse et organisé un atelier de sensibilisation très suivi par le public. Même son de cloche dans le Grand Abidjan. De telles initiatives permettront à terme de réduire les accidents en améliorant la visibilité des usagers vulnérables.
Car « la route la plus sûre est celle qu’on conçoit avec exigence et qu’on parcourt avec civisme ». Cette phrase résume bien l’équilibre entre infrastructures bien pensées et comportements responsables, nécessaire pour faire reculer les drames sur les routes.


