
La région du Tchologo, et en particulier Ferkessédougou, a connu des épisodes tendus lors des précédents scrutins. En 2023, les élections municipales et régionales y avaient été entachées de violences, avec la destruction de bureaux de vote et l’incendie de la représentation locale de la Commission électorale indépendante (CEI). C’est dans ce contexte que l’atelier a réuni autorités locales, leaders communautaires et habitants, tous animés par la volonté de renforcer le vivre-ensemble.
Tourner la page des tensions
Dès l’ouverture, les participants ont partagé un moment de fraternité autour du thème « Alliance interethnique, socle de la cohésion sociale ». Les échanges ont mis en avant le rôle des alliances à plaisanterie dans la résolution pacifique des différends. Des animations culturelles, danses et dégustations de mets traditionnels ont rythmé la première journée, rappelant que la diversité culturelle est un atout pour la paix.
Plusieurs voix, dont celles de Brahma Koné et du pasteur Silué, ont exprimé le souhait de voir ce type d’initiative se multiplier à travers le pays. Pour eux, l’expérience de Ferkessédougou montre que, malgré les blessures du passé, la paix reste à portée de main lorsque chacun s’engage à privilégier le dialogue et le respect mutuel.
Bakary Coulibaly, premier adjoint au maire, a souligné l’importance de ces traditions, véritables mécanismes de paix transmis de génération en génération. Le représentant du préfet, Laba Tapé, a invité les leaders locaux à s’approprier ces valeurs pour consolider le tissu social.
Savoirs endogènes et prévention des conflits
Au fil des journées, la Directrice Générale de la Cohésion, Marie Kouadio Koné, a insisté sur la nécessité de s’appuyer sur les savoirs endogènes pour bâtir une paix durable. Elle a encouragé les communautés à valoriser leur diversité, la considérant comme un levier de solidarité et de développement humain.
Les travaux se sont poursuivis avec des modules pratiques sur la gestion des rumeurs et la prévention des conflits. Les participants, répartis en groupes, ont échangé sur les stratégies à adopter pour désamorcer les tensions et favoriser le dialogue. Ces ateliers interactifs ont permis de renforcer la capacité des acteurs locaux à agir en médiateurs, en amont des échéances électorales.
Un engagement collectif pour la paix
La cérémonie de clôture a été marquée par la remise d’attestations aux participants. Plusieurs voix, dont celles de Brahma Koné et du pasteur Silué, ont exprimé le souhait de voir ce type d’initiative se multiplier à travers le pays. Pour eux, l’expérience de Ferkessédougou montre que, malgré les blessures du passé, la paix reste à portée de main lorsque chacun s’engage à privilégier le dialogue et le respect mutuel.
En réunissant autour d’une même table les différentes composantes de la société, cet atelier a rappelé que la cohésion sociale n’est pas un vain mot, mais une réalité à construire au quotidien. À l’approche de la présidentielle, Ferkessédougou donne ainsi l’exemple d’une communauté résolue à avancer ensemble, portée par la force de ses traditions et la volonté de préserver la paix.


