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L’Apéro avec le quinto africain : A l’Américaine, Donald Trump ficèle son business

Autour d’un banquet d’affaires, Donald Trump assisté des plus ardus du Cabinet du Bureau ovale, a titillé le ballet présidentiel invité à Washington. Avec un scénario quasi-différent de celui avec Volodymyr Zelensky, Donald Trump s’est montré plus croustillant en cuisinant à petit feu ses 05 convives. Les USA semblent intéressés par le sous-sol sénégalais, mauritanien, libérien, gabonais et bissau-guinéen.

Le 9 juillet 2025, Donald Trump a réuni en mini-sommet à Washington cinq dirigeants africains. Ce déjeuner, organisé dans un climat à la fois diplomatique et économique, s’est déroulé en présence de plusieurs membres influents du Cabinet présidentiel américain. L’administration 2.0 renforce ainsi ses relations avec ces pays africains, en particulier autour des ressources naturelles et des opportunités d’investissement.

Un droit de parole à tour de rôle
Avec Bassirou Diomaye Faye, on voit un « Donald Trump » non philanthrope face aux besoins immédiats que le régime sénégalais présente. Avec le Libérien Joseph Boakai, Trump apprend de « nouvelles petites choses » mais s’étonne de l’état embryonnaire d’un pays anglophone dont le chef d’Etat s’exprime en toute aisance dans un anglais limpide. Avec l’ex-général, les choses n’ont pas été aussi acquises.

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Le successeur des Bongo veut apporter à ce petit pays d’Afrique centrale une plus-value à sa gouvernance en tenant compte les besoins réels des populations. Vétéran et président en exercice de l’UA, Mohamed El -Ghazouani, a présenté une Mauritanie en besoin criard. Embalo Sissoco, proche de Vladimir Poutine, a essayé d’affronter le milliardaire Trump selon sa méthode, sans créer de dissensions et plus tard de sanctions contre son pays.

Des échanges variés et parfois contrastés
Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a ouvert les débats en louant l’engagement de Donald Trump envers le continent africain. Il a souligné les besoins importants de son pays, évoquant un appel à un soutien renforcé. De son côté, Bassirou Diomaye Faye, président sénégalais, a présenté son pays comme une terre d’opportunités, notamment dans le tourisme.

Le Sénégalais a même suggéré à Donald Trump de venir découvrir un terrain de golf situé à six heures de vol de New York, une invitation teintée d’humour et d’ambition.
Joseph Boakai, président libérien, a suscité la curiosité de Trump par sa maîtrise de l’anglais, ce qui a donné lieu à un échange léger sur l’apprentissage de la langue. Trump s’est étonné que certains autres convives ne parlent pas aussi bien, soulignant ainsi les différences culturelles et linguistiques au sein de la délégation.

Une nouvelle approche américaine en Afrique
Cette rencontre surprise illustre la volonté de l’administration Trump de remodeler les relations avec l’Afrique, en mettant l’accent sur les échanges commerciaux et la coopération stratégique. Le président américain n’a pas caché son analyse sur le continent, évoquant une « colère » présente chez certains dirigeants africains, sans toutefois détailler cette affirmation.

La démarche américaine se distingue de celle de son prédécesseur, Joe Biden, qui avait promis une visite en Afrique en 2023 mais ne s’est rendu sur le continent qu’en décembre 2024, peu avant la fin de son mandat, et uniquement en Angola. Avec ce déjeuner à la Maison Blanche, Donald Trump affiche une volonté plus directe d’engagement, centrée sur les intérêts économiques et la gestion des ressources naturelles, notamment dans les pays concernés.

Cette réunion à l’américaine a permis de poser les bases d’un dialogue renouvelé entre les États-Unis et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et centrale. Si les échanges ont parfois été teintés d’humour ou de divergences, ils traduisent une volonté commune d’explorer des pistes de coopération, notamment dans les secteurs minier et touristique. Le rendez-vous reste pris pour la suite des discussions, dans un contexte où la compétition internationale pour l’accès aux ressources africaines s’intensifie.

 

 

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