Le nommé N’takpé Séraphin a été abattu dans la nuit du dimanche 6 juillet 2025 à son domicile à Grand Yapo, situé dans le département d’Agboville. De lourds soupçons pèsent sur son neveu, un ancien militaire en fuite.
Une tragédie s’est déroulée dans la nuit du dimanche 6 juillet 2025 à Grand Yapo, localité située à une dizaine de kilomètres d’ Agboville , dans la région de l’Agnéby-Tiassa. N’takpé Séraphin, un septuagénaire bien connu de cette paisible bourgade, a été froidement abattu de quatre coups de fusil dans sa chambre. Le principal suspect : son propre neveu, un ancien militaire surnommé Barros, actuellement en fuite.
L’horreur
Selon les informations recueillies, la journée s’était déroulée dans le calme le plus total. Rien ne laissait présager le drame qui allait survenir quelques heures plus tard. Mais aux alentours de 20 heures, des détonations ont brisé la quiétude du village. Alertés par les coups de feu, des habitants se sont précipités au domicile de N’takpé Séraphin. Ce qu’ils y découvrent est insoutenable : l’homme git dans sa chambre, criblé de balles et baignant dans une mare de sang.
Très vite, les soupçons se dirigent vers son neveu, Barros, un ancien militaire revenu vivre au village après sa retraite anticipée. Les motivations du meurtre remonteraient à une accusation de sorcellerie. Selon des témoins, la mère de Barros lui aurait confié que son avenir, ainsi que celui de ses frères, serait bloqué par des pratiques occultes attribuées à elle-même et à son frère, N’takpé Séraphin (l’oncle de Barros). Une révélation qui aurait déclenché la colère de l’ex-militaire.
Barros aurait d’abord menacé sa propre mère de mort
Barros aurait d’abord menacé sa propre mère de mort. Alertés, des voisins seraient intervenus pour empêcher de commettre l’irréparable. Mais selon plusieurs sources concordantes, Barros aurait déclaré qu’il reviendrait plus tard, après avoir “réglé son compte” à son oncle. Malheureusement, cette menace n’était pas vaine.
Profitant de l’absence des proches de la victime, parti assistant aux funérailles, Barros aurait mis son plan à exécution. Dans le calme apparent de la nuit, il se serait introduit dans la maison de son oncle pour l’abattre froidement. Quatre coups de feu ont été tirés, ne laissant aucune chance à la victime.
Une enquête ouverte
Les forces de l’ordre dépêchées sur place ont rapidement sécurisé la zone. Après le constat d’usage, le corps sans vie de N’takpé Séraphin a été transféré à la morgue d’Agboville. Une enquête a été immédiatement ouverte pour faire toute la lumière sur ce drame familial aux relents tragiques.
Le principal suspect, Barros, est activement recherché par les autorités. Les villageois, encore sous le choc, peinent à croire que ce différend familial avait pu dégénérer en une telle violence. “On savait que Barros était tourmenté, mais jamais on n’aurait imaginé qu’il pourrait tuer son oncle”, confie un proche de la famille.
Ce drame remet une nouvelle fois sur la table la question des accusations de sorcellerie dans les communautés rurales, qui continuent de faire des ravages psychologiques et parfois physiques. Dans l’attente de l’arrestation du suspect, Grand Yapo reste plongé dans la consternation.



