Dans la droite ligne des efforts nationaux pour la protection de l’enfance, le Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS) a initié, le vendredi 11 juillet 2025, une vaste campagne de sensibilisation à Tiémélékro. Placée sous le thème évocateur « Pour des vacances scolaires épanouies, disons NON au travail des enfants ! », cette campagne, conduite en partenariat avec la mairie de la commune, s’est tenue dans la salle des fêtes de la ville, en présence d’un large public composé d’élèves, enseignants, parents, autorités locales, chefs coutumiers et leaders communautaires.
L’objectif principal de cette campagne de sensibilisation initiée à Tiémélékro est de prévenir l’implication des enfants dans des activités économiques dangereuses, en particulier pendant la période des vacances scolaires, souvent propice à l’augmentation des cas d’exploitation infantile. À travers des activités interactives, des jeux éducatifs et des projections vidéo, les enfants ont été sensibilisés à la distinction entre les tâches légères à visée éducative et les travaux dangereux interdits par la loi aux mineurs de moins de 18 ans.
Les enjeux de cette lutte mis en lumière
La délégation du CNS, conduite par M. Amani Michel Ange, consultant national au Cabinet de la Première Dame et chargé de la lutte contre le travail des enfants, a animé les différentes sessions. Dans son adresse, il a mis en lumière les enjeux cruciaux de cette lutte, notamment dans le secteur du cacao, pilier de l’économie ivoirienne. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, avait été menacée d’un embargo dans les années 2000, en raison du recours persistant au travail des enfants dans la chaîne de production.
C’est dans ce contexte que le président Alassane Ouattara, dès 2011, a fait de cette question une priorité nationale, en instituant le CNS, confié à la Première Dame, Mme Dominique Ouattara. Depuis lors, cette dernière mène un combat de tous les instants contre l’exploitation des enfants, tant sur le plan national qu’international. Ses actions ont permis de faire évoluer les mentalités et de mobiliser les partenaires internationaux, des gouvernements étrangers aux grandes entreprises du secteur du cacao, en passant par les organisations non gouvernementales et les agences onusiennes.
Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’interdire aux enfants toute participation aux activités domestiques ou familiales, mais de veiller à ce que ces activités soient adaptées à leur âge
Cependant, comme l’a souligné M. Amani Michel Ange, malgré les avancées significatives enregistrées, la vigilance reste de mise. Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’interdire aux enfants toute participation aux activités domestiques ou familiales, mais de veiller à ce que ces activités soient adaptées à leur âge, sans compromettre leur santé, leur éducation ou leur développement.
Appelant à une mobilisation collective, le représentant du CNS a exhorté les autorités locales, les chefs traditionnels, les enseignants et les parents à relayer les messages de prévention dans leurs communautés. « Il faut que chaque acteur, à son niveau, devienne un rempart contre le travail des enfants », a-t-il insisté.
L’initiative saluée
Ce message a trouvé un large écho chez les autorités locales. Représentant le Préfet de Région du Moronou, M. Kouadio Kan, Secrétaire général de la Préfecture de Bongouanou, a salué cette initiative salutaire du CNS et a renouvelé l’engagement de l’administration locale à accompagner les efforts de la Première Dame. Il a également encouragé les chefs traditionnels présents à jouer leur rôle de relais de proximité dans cette lutte.
Prenant à son tour la parole, M. Ettien Yao Germain, représentant de la Direction Régionale de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation (DRENA), a insisté sur le rôle fondamental de l’école dans la vie de l’enfant. « La place de l’enfant, c’est à l’école, pas dans les plantations. L’éducation est la meilleure protection contre l’exploitation », a-t-il affirmé.
Dr Samira Kouadio, Maire de Tiémélékro, elle a exprimé sa fierté de voir sa commune choisie pour abriter une étape aussi importante de cette campagne nationale
Quant à Dr Samira Kouadio, Maire de Tiémélékro, elle a exprimé sa fierté de voir sa commune choisie pour abriter une étape aussi importante de cette campagne nationale. Elle a remercié la Première Dame pour sa constance et son engagement en faveur de la protection de l’enfance, et a pris l’engagement de poursuivre localement la sensibilisation.
Pour renforcer le message, la cérémonie s’est achevée par la remise de dons aux enfants et aux participants : 300 kits scolaires, 350 tee-shirts pour adultes, 200 tee-shirts pour enfants, 400 stylos, six tablettes éducatives, des kits de sensibilisation, 400 cahiers à l’effigie de la Première Dame. En outre, la mairie a reçu un ordinateur de bureau, deux cartons de rames de papier et une enveloppe financière destinée à soutenir les efforts communautaires.
Cette campagne à Tiémélékro s’inscrit dans une dynamique nationale pilotée par le CNS.



