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Côte d’Ivoire: Le journaliste Saïd Penda devant le juge demain vendredi

Le journaliste Saïd Penda est convoqué ce vendredi 25 juillet 2025 devant le tribunal correctionnel d’Abidjan, dans le cadre d’une citation directe liée à l’affaire qui l’oppose à l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF.

Il est reproché au journaliste ivoirien d’origine camerounaise des faits de « diffamation et d’injures publiques » par voie de presse à l’encontre de M. Mahamadou Bonkoungou , PDG du groupe EBOMAF.

Les faits
L’affaire remonte au 26 juin dernier, date à laquelle la présumée victime aurait découvert une vidéo de Saïd Penda, journaliste d’investigation, dans laquelle ce dernier aurait interpellé les autorités gabonaises au sujet de négociations en cours avec l’entreprise dirigée par l’homme d’affaires burkinabè, concernant le financement et la réalisation d’infrastructures de développement.

Selon le plaignant, M. Penda aurait tenu, dans la vidéo incriminée, “des propositions diffamatoires et injurieuses” à la rencontre du patron d’EBOMAF, dans le mais présumé de faire échouer les négociations engagées. Fin juin, Saïd Penda avait déjà été auditionné par la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) dans le cadre de cette affaire, avant d’être autorisé à regagner son domicile.

Depuis l’annonce de cette nouvelle procédure, toutes les plateformes numériques de Saïd Penda — y compris ses réseaux sociaux — ont été désactivées
« Il s’agit d’un délit de presse. Je répondrai à la convocation en tant que journaliste, assisté de mon avocat », avait-il déclaré dans un live Facebook avant de se présenter à la convocation.

Plateformes numériques et réseaux sociaux désactivés
Le journaliste franco-camerounais a précisé que la vidéo à l’origine des poursuites n’était “ni diffamatoire ni accusatoire”, mais constituait “un teaser annonçant une enquête journalistique en cours”.

Depuis l’annonce de cette nouvelle procédure, toutes les plateformes numériques de Saïd Penda — y compris ses réseaux sociaux — ont été désactivées. Ce silence numérique alimente les spéculations et attire l’attention des professionnels des médias ainsi que des défenseurs de la liberté de la presse.

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