Le Ministère de la Fonction Publique dément tout blocage des affectations des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens admis aux concours 2024. La formation obligatoire en administration de base reste la condition préalable à l’affectation.
Le Ministère d’État, Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration a démenti lundi les rumeurs selon lesquelles les affectations des médecins généralistes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens admis aux concours de recrutement 2024 seraient bloquées. Ces allégations, largement relayées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, avaient suscité inquiétude et interrogations au sein du corps médical et du public.
9 058 admis concernés
Dans un communiqué daté du 8 septembre 2025, le ministère précise que le gouvernement est engagé à fournir aux administrations « des fonctionnaires efficaces, compétents et disciplinés », capables de répondre avec professionnalisme aux besoins des populations. Selon le communiqué, toute incompréhension autour des affectations relève d’une méconnaissance du programme de formation obligatoire instauré par l’État pour les nouveaux admis aux concours administratifs.
𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄
Des déclarations récurrentes sur un prétendu blocage des affectations des médecins généralistes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens, admis aux concours de recrutement organisés par le Ministère en charge de la Fonction Publique, au titre de l’année 2024 pic.twitter.com/gf1RMEjCTw
Ce programme, appelé « Formation en Administration de Base », a été mis en place depuis 2015. Il est destiné à tous les admis aux concours administratifs, quelle que soit leur spécialité, lorsqu’ils ne sont pas titulaires de diplômes délivrés par les établissements de formation de fonctionnaires. D’une durée de trois à six mois, il vise à doter les participants des connaissances et compétences nécessaires pour comprendre le fonctionnement de l’administration publique et exercer leurs fonctions de manière efficace.
Pour la session 2024, le ministère indique que 9 058 admis ont été concernés par cette formation. Parmi eux, 585 sont des cadres de santé, mais seulement 109 ont accepté de suivre effectivement le programme. Certains d’entre eux ont déjà terminé leur formation et seront prochainement affectés à leurs postes.
« Une exigence légale »
Le ministère souligne que cette formation est « une exigence légale et réglementaire », prévue par la loi n°2023-892 du 23 novembre 2023 portant Statut Général de la Fonction Publique, ainsi que par le décret n°2025-120 du 26 février 2025 définissant ses modalités d’application.
« C’est une disposition à laquelle ne peuvent se soustraire les admis aux concours administratifs de la Fonction Publique, et constitue une condition préalable à l’affectation. », précise le communiqué.
Le ministère avertit ainsi que quiconque refuse de suivre cette formation ne pourra bénéficier d’une affectation dans un service. Selon Nasséré Kaba, Directeur de Cabinet, signataire du communiqué pour le compte du Ministre d’État, « la formation en administration de base est un passage obligatoire, non une sanction ou un blocage arbitraire ».Cette clarification intervient alors que les réseaux sociaux bruissent depuis plusieurs jours de critiques et de supposés blocages concernant les affectations des nouveaux fonctionnaires de santé. Des publications évoquant un prétendu retard ou un favoritisme ont alimenté la confusion, suscitant des réactions d’inquiétude parmi les admis et leurs familles.
Le ministère appelle à une lecture attentive des textes réglementaires et à la patience, rappelant que l’affectation des nouveaux fonctionnaires intervient systématiquement après l’achèvement du programme de formation. Selon le communiqué, le gouvernement reste attaché à « la transparence, l’équité et la diligence » dans la gestion des carrières des fonctionnaires.



