Un message viral sur WhatsApp affirme que le gouvernement ivoirien enregistre tous les appels et surveille les réseaux sociaux. L’ANSSI dément catégoriquement, dénonçant des rumeurs sans fondement.
Une nouvelle rumeur relayée massivement sur WhatsApp prétend que le gouvernement ivoirien enregistre tous les appels et surveille directement les réseaux sociaux. Selon ce message, certains signes bleus ou rouges dans les discussions signaleraient une surveillance des autorités.
Trois coches bleues ou rouges
Le faux message, structuré comme une liste de convocations, affirme que tous les appels seraient sauvegardés, que WhatsApp, Facebook et Twitter seraient reliés à un ministère et que des notifications automatiques pourraient conduire à des convocations. Des panneaux colorés – deux ou trois voitures bleues ou rouges – y sont présentés comme des indicateurs de surveillance.
Cette rumeur survit dans un climat politique tendu, à quelques semaines de la présidentielle prévue le 25 octobre. Le 8 septembre, la Cour constitutionnelle a validé cinq candidatures, dont celle du président sortant, tandis que plusieurs figures majeures de l’opposition, parmi lesquelles Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et Tidjane Thiam, ont été recalées.
Une décision qui a ravivé les tensions politiques, les partisans des candidats ont recalé dénonçant une compétition verrouillée et appelant à faire barrage à un quatrième mandat du président sortant.
Dans ce contexte tendu, l’opposition accuse régulièrement le pouvoir d’Alassane Ouattara de chercher à museler les voix critiques, notamment à travers un contrôle accumulé des médias et des réseaux sociaux. La rencontre du 26 septembre 2025 entre le procureur Koné Braman Oumar et des acteurs des réseaux sociaux sur leur utilisation en période électorale a ainsi renforcé ces soupçons, plusieurs partis estimant qu’elle vise à « installer la peur et limiter la liberté d’expression ».
“Totalement fausses et sans fondement”
Face à la propagation de cette rumeur, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI-CI) a rapidement réagi, qualifiant ces informations de « totalement fausses et sans fondement ».
« Aucune institution officielle n’a annoncé ni adopté de telles mesures. Merci de ne pas relayer ces fausses informations et de vérifier vos sources avant de partager », a insisté l’ANSSI.
En définitive, aucune preuve ne vient étayer l’idée que le gouvernement ivoirien enregistre systématiquement les appels ou surveille directement les réseaux sociaux.



