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CPI: Retrait des pays de l’AES, la Cour affirme n’avoir pas eu de notification

Le lundi 22 septembre 2025, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont annoncé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Une semaine après cette annonce, cette Cour de justice affirme n’avoir pas été notifiée de ce retrait.

Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint de la CPI a affirmé le lundi 29 septembre 2025, que la juridiction internationale n’a pas été notifiée de ce retrait.

Selon le procureur adjoint pour que la demande de retrait soit validée, elle doit être déposée à l’ONU. Le retrait n’est effectif qu’un an après le dépôt.

Pour leur retrait annoncé, les pays de l’AES présentent la CPI comme étant un “instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme“.

« Je crois que justifier un retrait par rapport à une sorte d’aventure néocoloniale me semble un tout petit peu étrange.

Puisque, justement, la Cour n’a jamais été aussi pertinente. Aujourd’hui un tout petit peu partout, la Cour se fait des ennemis puissants.

Et, à ce titre, il y a toute une campagne très énergique qui est menée-parce qu’on reçoit des coupures de presse tendant à faire peur », a confié à l’AFP, Mame Mandiaye Niang.

Un retrait décrié par plusieurs organisations

Pour Amnesty International le retrait des pays de l’Alliance est un “recul préoccupant dans la lutte contre l’impunité au Sahel et un affront aux victimes et survivants des crimes les plus graves“.

Human Right Watch partage aussi cet avis sur le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CPI.

Selon l’organisation, il “va compromettre la responsabilisation et priver les populations du Sahel d’un niveau essentiel de protection des droits humains alors que les tribunaux nationaux sont incapables de lutter contre l’impunité pour les crimes les plus graves“.

La Fédération internationale pour les droits de humains (FIDH) également. Il soutient que le retrait de ces trois pays “constitue un recul majeur qui affaiblit des décennies de leadership africain dans la lutte mondiale contre l’impunité.

Il fragilise non seulement la CPI, mais aussi le projet global de justice internationale, à un moment où l’unité est plus que jamais nécessaire“.

Les pays membres de l’AES qui ont décidé de quitter la CPI, eux, promettent travailler à la promotion et à la défense des droits humains sur la base des valeurs sociétales des pays de l’Alliance.

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