04252026Headline:

Gbolouville/ Tiassalé : Les locaux de la CEI complètement saccagés par des manifestants, le vote empêché

A Gbolouville dans le département de Tiassalé, les locaux de la Commission électorale indépendante (CEI) ont été complètement détruits par des individus qui ont manifesté ce samedi 25 octobre 2025.

Alors que les populations sortaient massivement élire le prochain président de la Côte d’Ivoire, des manifestants ont saccagé, ce samedi 25 octobre, le siège de la CEI à Gbolouville dans le département de Tiassalé, apprend-on du média Aip. Selon les sources consultées, les habitants n’ont pas pu accomplir leur devoir civique à cause de ces violences survenues le jour du vote.

Un siège saccagé, empêchant le vote à Gbolouville
Selon les confrères de l’AIP qui disent apprendre la nouvelle de sources sécuritaires, les manifestants ont réussi à saccager le siège complet de la CEI. En effet, ces dégâts, aussi violents ont poussé les agents de la CEI a évacué tout le matériel électoral sur place, ce qui a empêché toute la population d’exercer le vote. « Le vote n’a pas eu lieu au chef-lieu de cette sous-préfecture », peut-on lire dans les lignes du média.

« Le vote n’a pas eu lieu au chef-lieu de cette sous-préfecture »
Une situation qui plonge les électeurs dans l’incertitude et la frustration, eux qui espéraient participer à cette échéance cruciale pour l’avenir politique du pays. Cette attaque met en lumière un climat politique tendu le jour même de l’élection présidentielle dans le département de Tiassalé. Les forces de sécurité ont été mobilisées dans la zone afin d’empêcher une reprise des hostilités et de rassurer la population. Mais l’incident pose la question de la sécurisation des bureaux de vote dans les régions sensibles, surtout lorsque les tensions montent autour du processus électoral.

Yamoussoukro également secouée par des violences
Quelques jours plus tôt, – le lundi 20 octobre 2025 -, la capitale politique Yamoussoukro a été le théâtre d’importantes manifestations contre le nouveau mandat sollicité par le président sortant Alassane Ouattara. Des habitants, très tôt dans la matinée, ont érigé des barricades dans plusieurs rues, paralysant la circulation. Les forces de l’ordre ont réagi avec des gaz lacrymogènes, provoquant des scènes de course-poursuites dans les quartiers.

Le siège local de la CEI, situé à 220 Logements, a été saccagé lors de ces troubles. Face à l’urgence, un nouveau bureau a été installé à Dioulabougou, près de la grande mosquée de la Paix. Lors de son inauguration, le superviseur régional, Dr Doumbia Soumaïla, s’est voulu rassurant : « Le processus suit son cours, les élections auront bien lieu ».

 

 

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