Avant les prochaines élections municipales, prévues théoriquement en 2028, les Ivoiriens seront appelés aux urnes le 27 décembre prochain pour élire les 255 députés de l’assemblée nationale.
Une élection à venir qui met en lumière le rôle exact du député en Côte d’Ivoire tant les promesses de certains candidats en campagne électorale sont exagérées.
Ces promesses électorales créent la confusion dans bien d’esprits entre le rôle dévolu au député et les compétences du maire.
En Côte d’Ivoire, comme ailleurs dans le monde, la différence est pourtant nette.
Selon les dispositions de l’article 93 de la constitution ivoirienne, le député a essentiellement trois missions : il “vote la loi, consent l’impôt, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques’’.
Voter la loi est la mission principale d’un député.
Il participe à l’élaboration et au vote des lois qui régissent le pays pour un mandat de cinq ans.
Il peut également soumettre au Parlement des lois qui sont ensuite examinées et débattues.
Pour contrôler, l’action du gouvernement, il a le droit de questionner les membres du gouvernement sur leur gestion et leurs actions publiques, notamment lors des séances de questions au gouvernement. Il porte du même coup les préoccupations des populations aux décideurs qu’ils reçoivent. En un mot, le député est un représentant du peuple car le terme même vient du latin « deputare », qui signifie :
désigner, confier une mission, charger quelqu’un d’une tâche.
Des prérogatives qui tranchent avec celles du maire, qui a quatre zones de compétence :
Un rôle exécutif et administratif, un rôle de police et de sécurité, un rôle d’officier d’état civil, un rôle de développement et d’animation locale.
Au plan exécutif et administratif, il est chargé d’appliquer les décisions prises par le conseil municipal.
Il prépare le budget de la commune, l’ordonnancement des dépenses et la gestion des revenus communaux.
En outre, il dirige l’administration, coordonne les services techniques et peut être responsable de la gestion des propriétés communales, des travaux, et des marchés publics.
Aussi, représente-t-il, la commune dans les actes juridiques, comme la signature des marchés ou l’acceptation de dons.
Dans son rôle de police, il est responsable de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques sur le territoire de sa commune.
Il a des pouvoirs de police pour faire appliquer les lois et règlements, y compris des mesures pour prévenir les accidents et assurer la sécurité.
S’il y a une compétence du maire, qui est bien connue, c’est bien son rôle d’officier d’état civil qui lui permet de célébrer les mariages dans sa commune et de tenir les registres de l’état civil (naissances, mariages, décès) en délivrant les actes correspondants.
Pour finir, le maire a un rôle de développement et d’animation locale. Dans ce chapitre, il est chargé de coordonner les actions de développement et de soutenir les projets locaux.
Il veille au bon fonctionnement des services publics locaux, comme les écoles, les crèches ou le centre communal d’action sociale.
Le terme maire vient du latin major qui désigne un chef local. Le maire désigne donc un responsable local.



