À Yamoussoukro, la deuxième session ordinaire de l’année 2025 du Sénat a poursuivi son cours avec l’adoption, le mercredi 26 novembre 2025, de l’ordre du jour des travaux pour la période allant du 26 novembre au 19 décembre. L’ensemble des sénateurs a approuvé ce programme, conformément à l’article 27 nouveau, alinéa 11, du Règlement du Sénat, après son passage devant la Conférence des Présidents.
La séance plénière s’est déroulée à la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, qui sert d’hémicycle depuis plusieurs années. Elle était présidée par Madame Kandia Camara, Présidente du Sénat , quelques semaines après l’ouverture officielle de la session, intervenue le 10 octobre 2025 selon les dispositions constitutionnelles. Cette rencontre avait pour rôle de fixer la feuille de route des travaux parlementaires pour les semaines à venir, afin de permettre aux commissions et aux élus de respecter le rythme législatif exigé en fin d’année.
Un programme dense pour les sénateurs
Le calendrier adopté prévoit plusieurs étapes majeures. Deux séances d’information parlementaire sont programmées, en plus de l’examen de deux projets de loi attendus par les élus comme par les institutions concernées. La première séance d’information sera animée par Madame Namizata Sangaré, Présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Elle y présentea le rapport annuel 2024 de son institution, document essentiel à la compréhension de l’état des droits humains dans le pays. La seconde séance sera consacrée aux conclusions du rapport 2024 de la Cour des comptes. Son Président, Monsieur Kanvaly Diomandé, fera le déplacement pour exposer le contenu du document, notamment les analyses financières et les recommandations émises sur la gestion publique au cours de l’année écoulée.
Outre ces présentations, les sénateurs devront examiner deux textes majeurs : le projet de loi portant règlement du budget de l’État pour 2024, puis le projet de loi de finances définissant le budget de l’État pour l’exercice 2026.
Ces textes, attendus chaque année à la même période, occupent une place centrale dans le fonctionnement institutionnel puisqu’ils offrent une visibilité sur l’exécution financière passée et sur la planification budgétaire à venir. La clôture de la session ordinaire est fixée au vendredi 19 décembre 2025, conformément à l’article 94 nouveau, alinéa 5, de la Constitution . Elle bouclera une séquence parlementaire marquée par des échanges soutenus et une organisation rigoureuse.
Le Sénat appelle à préserver la stabilité
Au cours de son intervention, la Présidente du Sénat a rappelé que la paix demeure une condition essentielle pour permettre au pays de poursuivre son développement. Elle a évoqué la nécessité de maintenir un climat propice à l’activité nationale et à la cohésion sociale, notamment à la question d’une période électorale toujours sensible . Selon elle, « notre pays a besoin de paix pour continuer à progresser et devenir une grande nation ». Cette conviction, déjà exprimée lors d’autres prises de parole, réaffirme le rôle du Sénat dans la consolidation de la stabilité institutionnelle. Elle a insisté sur la responsabilité partagée entre les institutions, les acteurs politiques et la population. Pour elle, l’enjeu dépasse les débats partisans : il s’agit de garantir une trajectoire nationale sereine et durable.
Avec un programme chargé, des textes budgétaires stratégiques et des rapports institutionnels attendus, la deuxième session ordinaire de 2025 s’annonce studieuse pour les sénateurs. L’adoption de l’ordre du jour ouvre désormais la voie aux travaux en commission et aux débats en plénière, dans un contexte marqué par des attentes élevées sur la gestion publique, la gouvernance et l’équilibre institutionnel. Le Sénat entend poursuivre ses travaux avec méthode, conformément aux exigences constitutionnelles et au rythme institutionnel de fin d’année.



