04222026Headline:

Drame: Un gérant de point mobile abattu et dépouillé par des inconnus à Andé

Le nommé Aka Koua Jean Boris, gérant de point mobile à Andé (Département de Bongouanou), a reçu, dans la nuit du mercredi 26 novembre 2025, une balle en pleine tête, au moment où il partait verser sa recette chez son patron.

La localité d’Andé, chef-lieu de sous-préfecture (département de Bongouanou), dans la région du Moronou, est plongée dans la consternation depuis la nuit du mercredi 26 novembre 2025. Un tragique événement est venu briser la quiétude de cette petite ville : le meurtre brutal d’Aka Koua Jean Boris, un jeune gérant de point mobile, froidement abattu par des individus non identifiés qui ont emporté la recette de la journée. Ce drame, d’une rare violence, suscite une vague d’indignation et relance les inquiétudes liées à l’insécurité grandissante dans cette zone.

Tué dans la pénombre
Selon des sources locales, le jeune Jean Boris, connu pour son sérieux et son assiduité au travail, avait terminé une longue journée d’activité. Comme à son habitude, il devait se rendre chez son patron, un certain Samba, afin de lui remettre la recette du jour. Aux environs de 20 heures, il quitte son point de vente, traverse la route principale puis s’engage dans une ruelle peu éclairée qui mène au domicile de son supérieur. Ce trajet, qu’il effectuait quotidiennement, sera malheureusement son dernier.

D’après les premiers témoignages recueillis, des individus auraient surveillé ses mouvements. Profitant de l’obscurité, leurs intentions criminelles vont se matérialiser de manière fulgurante. Alors qu’il progresse dans la ruelle, un coup de feu retentit, brisant le silence nocturne. La balle atteint le jeune gérant en pleine tête, le terrassant instantanément. Les assaillants, après l’avoir abattu sans la moindre hésitation, s’emparent de son sac contenant l’intégralité de la recette avant de s’enfuir rapidement, profitant de la pénombre et de l’absence de témoins directs.

La scène choque profondément les riverains, habitués à croiser quotidiennement ce jeune travailleur, décrit comme respectueux, calme et apprécié de tous
Alertées par la détonation, plusieurs personnes du voisinage accourent sur les lieux. Elles découvrent avec effroi le corps sans vie de Jean Boris, baignant dans une mare de sang. Sous les yeux impuissants des habitants, le jeune homme, pourtant encore âgé d’à peine une vingtaines d’années, rend son dernier souffle. La scène choque profondément les riverains, habitués à croiser quotidiennement ce jeune travailleur, décrit comme respectueux, calme et apprécié de tous. L’émotion est vive, la colère palpable, et une question revient sans cesse dans les discussions : qui a pu commettre un acte aussi odieux dans une petite communauté où tout le monde se connaît ?

Les criminels devraient connaitre ses habitudes
Rapidement, les gendarmes en poste à Andé sont alertés. Ils se rendent sur les lieux pour sécuriser le périmètre et ouvrir une enquête. Plusieurs pistes sont envisagées, parmi lesquelles celle de malfaiteurs ayant minutieusement observé les mouvements de la victime. Les populations penchent pour des individus ayant une bonne connaissance de ses habitudes, laissant croire qu’il pourrait s’agir de personnes familières de la zone.

Ce drame survient dans un contexte déjà tendu à Andé. En effet, quelques jours seulement avant l’assassinat de Jean Boris, la localité avait été secouée par de violents incidents impliquant des orpailleurs clandestins. Dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 novembre 2025, l’arrestation d’un présumé dealer par une unité spécialisée de lutte contre la drogue avait mis le feu aux poudres.

Ces affrontements avaient déjà ravivé les tensions et mis en lumière un climat sécuritaire fragile
En représailles, des orpailleurs clandestins, furieux et estimant qu’un des leurs avait été ciblé, s’étaient attaqués à des gendarmes pourtant étrangers à cette affaire. Ces affrontements avaient déjà ravivé les tensions et mis en lumière un climat sécuritaire fragile.

L’assassinat du jeune gérant de point mobile vient donc ajouter un nouveau traumatisme à une population déjà éprouvée par les récents troubles. À Andé, l’heure est à la peur mais aussi à l’attente : celle de voir les autorités élucider rapidement ce crime et rassurer des habitants qui ne demandent qu’à vivre en paix.

 

What Next?

Recent Articles