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Côte d’Ivoire: Plusieurs femmes victimes de violences conjugales dans le département de Sassandra


Les violences basées sur le genre (VBG) ne relèvent pas d’un souvenir lointain dans le département de Sassandra. Elles sont toujours d’actualité dans cette localité qui est aussi chef-lieu de la région du Gbokle. La révélation a été faite, mercredi 10 décembre 2025 par Cherif Awa, directeur de l’Organisation non gouvernementale (ONG), dénommée ”Here” qui signifie “bonheur” en langue Malinké.

C’était au cours d’un atelier communautaire de formation et de sensibilisation sur les VBG à Sassandra à l’endroit des associations féminines et des structures étatiques s’inscrivant dans le cadre de 16 jours d’activisme initié par cette structure.

Selon l’expert, la capitale de la région du Gbokle fait partie des villes de la Côte d’Ivoire le phénomène en question bat son plein en dépit des campagnes de sensibilisation initiées par les autorités administratives. Elle a indiqué que les victimes des VBG dans cette zone sont en majorité composées de femmes. Ces dernières sont généralement battues par des hommes dans leurs foyers.

Pour le spécialiste, le défi majeur à relever pour éradiquer ce fléau reste celui de la dénonciation car de nombreuses sont les victimes des VBG qui se diminuent au silence alors qu’elles souffrent énormément des conséquences de ce phénomène. Elle a pour cela exhorté toutes les victimes à saisir les autorités compétentes afin que les auteurs des délits tels que les viols, les mariages forcés et leurs éventuels complices répondent de leurs actes devant la justice.

Mais aussi pour qu’elles puissent bénéficier personnellement de prises en charge comme cela a été déjà pour les 5 cas de VBG qui ont été portés à la connaissance de sa structure. Les participants à l’atelier ont traduit leur reconnaissance à l’ONG ”Here” et son partenaire pour avoir favorisé une maîtrise des VBG à travers le maximum d’informations mis à leur disposition.

En Côte d’Ivoire, ce sont au total 9607 cas de VBG qui ont été enregistrés dans la période de l’année 2024. Il s’agit entre autres de violations, d’agressions sexuelles, d’agressions physiques, de mariages forcés, de dénis de ressources et de violences psychologiques.

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