La Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) a posé, le mercredi 17 décembre 2025, un acte fort de solidarité à l’endroit des familles de militants de l’opposition arrêtés et incarcérés à la suite de la marche organisée le 11 octobre 2025 contre ”le quatrième mandat du président Alassane Ouattara”. Conduite par sa porte-parole, Mme Danièle Boni Claverie, par ailleurs présidente de l’Union Républicaine pour la Démocratie (URD), la délégation s’est rendue auprès des épouses et enfants des détenus dans plusieurs communes et quartiers du district d’Abidjan.
Aux côtés de la ministre Danièle Boni Claverie , plusieurs responsables de partis membres de la CAP-CI ont pris part à cette visite de compassion, notamment Dr Coulibaly Dimiyako, président du Parti Social-Démocrate Ivoirien (PSDI), Ehouman Boni, secrétaire général de l’ URD , Serges Koffi, secrétaire général du Rassemblement pour le Progrès et la Paix (RPP), ainsi que Yéo Plegnama Brahima, vice-président de l’Union pour la Nation (UPN).
Début de la tournée à Akouedo
La tournée de la délégation a débuté à Akouédo village et à Akouédo Triangle, où résident respectivement les épouses de Zady Godé Stéphane et de Guého Évariste, toutes deux détenues au Pôle pénal d’Abidjan. Le cortège a ensuite mis le cap sur le quartier d’Anono, où vivent l’épouse et les enfants de Gnahoré Clément, également emprisonné pour avoir pris part à la mobilisation de l’opposition. Les visites sont achevées dans la commune de Yopougon.
À chacune des étapes, l’émotion était palpable. Pleurs, détresse et inquiétude dominaient les échanges, tant la charge émotionnelle et matérielle qui pèse désormais sur ces familles est lourde. Des femmes, souvent jeunes, se retrouvent seules à assumer l’ensemble des responsabilités du foyer, sans nouvelles régulières de leurs époux et, pour certaines, sans même l’autorisation de leur rendre visite en prison.
Il nous a paru normal de montrer notre solidarité à des familles vraiment éprouvées
Face à cette situation, la porte-parole de la CAP-CI a tenu à trouver des mots d’encouragement et de réconfort. « C’est une décision commune que nous avons prise au niveau de la CAP-Côte d’Ivoire. Il nous a paru normal de montrer notre solidarité à des familles vraiment éprouvées. Ces femmes pleurent parce qu’elles portent aujourd’hui seule une lourde charge de responsabilité, leurs maris étant détenus en prison », a déclaré Mme Danièle Boni Claverie.
La délégation a également remis des dons symboliques composés essentiellement de vies, afin de soutenir tant soit peu ces familles éprouvées. Un geste simple, mais lourd de sens, selon la porte-parole de la coalition. « Nous ne pouvions pas venir les mains vides. Ce geste vise surtout à marquer notre solidarité, à les encourager et à leur dire que nous sommes avec elles. Nous comprenons leur douleur, d’autant plus que certaines n’ont même pas l’autorisation de rendre visite à leurs époux », a t-elle expliqué.
La porte-parole de la CAP-CI dénonce…
Mme Boni Claverie a par ailleurs énoncé les conditions de détention difficiles dans les pays africains, estimant que lorsque les rigueurs de la prison s’ajoutent à ce qu’elle qualifie d’épreuves judiciaires, la souffrance devient encore plus grande pour les détenus et leurs proches. Elle a également souligné la précarité des conditions de vie observées dans certains quartiers visités. « Nous sommes en plein Abidjan, mais nous avons dû marcher à pied faute de routes praticables. Je me demande dans quel état ces quartiers se retrouvent lorsque la pluie s’ajoute aux difficultés quotidiennes », a t-elle déploré.
À l’approche des fêtes de fin d’année, la tristesse de ces familles est d’autant plus accentuée. « Elles risquent de passer ces fêtes seules, sans leurs époux. Il était donc normal, entre frères et sœurs, entre aînés, que nous pourrions poser ce geste à leur endroit », a conclu la porte-parole de la CAP-CI, tout en laissant entendre que des démarches discrètes sont en cours afin d’obtenir la libération des militants détenus.
Par cette action, la CAP-CI entend non seulement apporter un soutien moral et matériel aux familles des détenus, mais aussi rappeler que la lutte politique ne saurait faire abstraction de la dimension humaine et sociale.




