06122026Headline:

Bénin: Les nouveaux hauts gradés « étoilés » qui ont sauvé in extremis Talon du naufrage

Sans eux, le régime Patrice Talon serait sorti par la petite porte et une transition militaire d’idéologie « Tigri » serait présentement en marche à Cotonou ou Porto-Novo. Par leur efficacité et respect du serment militaire, ils ont pu faire « avorter le putsch » du 07 décembre et disloquer Pascal Tigri et ses éléments mutins.

En reconnaissance de ce geste militaire qui pu rétablir la stabilité des institutions, le gouvernement a procédé à l’élévation de 05 des leur pour service rendu à tout le peuple béninois toujours aux aguets contre le syndrome Zinsou et ayant toujours en mémoire les souffrances sous Mathieu Kérékou et les nuits blanches de la conférencenationalede 1990 pour rebâtir la démocratie.

Une série de promotions après les événements sécuritaires du 7 décembre
Le gouvernement béninois a procédé, vendredi 26 décembre 2025, à une série de promotions au sein des Forces Armées Béninoises (FAB). Ces décisions, actées lors d’un Conseil extraordinaire des ministres, concernent aussi bien les Forces armées béninoises que la Police républicaine. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire particulier, marqué par la mutinerie déjouée du 7 décembre dernier, un épisode qui a ravivé les inquiétudes autour de la stabilité institutionnelle du pays. Sans livrer de lecture politique officielle, les autorités ont présenté ces promotions comme relevant de la gestion normale des carrières et de la reconnaissance du mérite au sein des corps en uniforme. Dans les cercles sécuritaires, toutefois, cette recomposition du haut commandement est perçue comme un signal fort envoyé à l’institution militaire et policière, à l’heure où la vigilance reste de mise. Le 7 décembre 2025, une tentative de mutinerie a été déjouée à Cotonou et Porto-Novo, selon les autorités béninoises. Les faits, attribués à un groupe d’éléments dissidents se réclamant de « Tigri », avaient suscité une vive inquiétude au sommet de l’État. La rapidité de la riposte sécuritaire et la neutralisation des mutins ont permis d’éviter une escalade susceptible d’ébranler les institutions.

Officiellement, le gouvernement béninois présente ces promotions comme relevant du fonctionnement normal de l’État et du respect des règles statutaires applicables aux forces de défense et de sécurité.
Depuis cet épisode, les autorités insistent sur la cohésion des forces armées et sur la loyauté des chaînes de commandement. La série de promotions annoncée fin décembre s’inscrit dans ce climat, où la question de la discipline et de la solidité du commandement demeure centrale. Au sein des Forces armées béninoises (FAB), plusieurs officiers supérieurs ont accédé à des grades élevés. Dans l’armée de l’air, le général de corps aérien Bertin Bada a été promu au rang de général d’armée aérienne. Cette élévation, qui prendra effet à compter du 1er janvier 2026, consacre un parcours long et structuré dans l’aviation militaire béninoise. Cette promotion intervient dans un contexte où les capacités aériennes sont devenues un maillon important des dispositifs de surveillance et de sécurité, notamment face aux menaces transfrontalières et aux défis liés à la lutte contre les groupes armés dans la sous-région.

L’armée de terre également concernée
Dans l’armée de terre, le général de division Fructueux Candide Ahodègnon Gbaguidi a été élevé au rang de général de corps d’armée, avec prise d’effet au 1er janvier 2026. Son avancement vient renforcer le cercle restreint des officiers appelés à occuper des fonctions stratégiques au sein de la hiérarchie militaire. Le général de division Abou Issa accède également au grade de général de corps d’armée. Sa promotion prendra effet le 15 janvier 2026, selon la décision du Conseil extraordinaire des ministres. Ces deux élévations traduisent une volonté de consolider le commandement terrestre à un moment où les forces armées sont sollicitées sur plusieurs fronts, notamment dans le nord du pays. La recomposition ne s’est pas limitée aux grades les plus élevés. Le cercle des officiers généraux s’élargit avec la promotion de deux colonels. Le colonel-major Djimon Dieudonné Tevoedjre est nommé général de brigade à compter du 1er janvier 2026. Le colonel Faïzou Gomina accédera au même grade à partir du 15 janvier. Ces nominations traduisent une volonté de renouvellement progressif des cadres supérieurs, dans un souci de continuité et de stabilité de la chaîne de commandement. Elles concernent des officiers issus de parcours opérationnels et administratifs jugés solides au sein de l’institution militaire.

Du côté de la Police républicaine, le gouvernement a également procédé à une promotion notable. Le contrôleur général de police Brice Kocou Allowanou est promu inspecteur général de police de 2ᵉ classe. Cette nomination prendra effet le 15 janvier 2026. Ce renforcement du haut commandement policier intervient dans un contexte où la police joue un rôle clé dans le maintien de l’ordre public, la prévention des troubles internes et la coordination avec les forces armées en cas de crise sécuritaire majeure. Officiellement, le gouvernement béninois présente ces promotions comme relevant du fonctionnement normal de l’État et du respect des règles statutaires applicables aux forces de défense et de sécurité. Aucune communication officielle n’établit de lien direct entre ces avancements et les événements du 7 décembre. Dans les faits, plusieurs observateurs estiment que ces décisions participent à un effort plus large de consolidation de l’appareil sécuritaire, à un moment où les autorités cherchent à prévenir toute récidive de tensions internes au sein des forces.

En 1990, le Bénin était dirigé par Mathieu Kérékou, au pouvoir depuis un coup d’État en 1972. Son régime militaire marxiste-léniniste avait, au fil des années, perdu le soutien populaire, tandis que la crise économique se faisait de plus en plus profonde. Les pressions internes et internationales se sont intensifiées, poussant le pays vers une transition pacifique. La Conférence nationale béninoise, réunissant 521 délégués représentant syndicats, partis, associations et églises, a servi de catalyseur pour un changement profond. Elle a instauré la séparation du Parti et de l’État, préparé une nouvelle constitution et défini les règles d’une transition démocratique. L’armée a été dépolitisée, passant d’un rôle politique à un rôle républicain. Cette réforme a permis au pays de retrouver une stabilité institutionnelle et de préparer l’organisation d’élections multipartites, avec l’élection de Nicéphore Soglo comme président en mars 1991. L’expérience béninoise montre que la concertation nationale peut être un outil efficace pour réformer un État confronté à une crise profonde, à condition que les acteurs s’engagent sincèrement dans le dialogue et que la population soit intégrée dans le processus décisionnel.

La Conférence a remodelé profondément et pacifiquement de nouveaux gages sociaux qui ont permis la survie et le repêchage d’une transition qui nécessitait le sursaut populaire.

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