04242026Headline:

Guy Parfait invite les ivoiriens au pardon dans son ouvrage” La Force du Pardon”

Le rôle de l’écrivain dans la société évolue au rythme des époques et des réalités sociales. Porte-voix des sans-voix, éclaireur de conscience et parfois prophète des temps nouveaux, l’écrivain demeure un acteur essentiel du débat social. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la parution de l’œuvre La Force du Pardon, publiée en septembre 2025 aux éditions Eichenblatt Verlag (Allemagne), du jeune écrivain ivoirien Guy-Parfait Offoumou.

À travers ce roman, l’auteur interpelle le lecteur sur l’importance du pardon comme voie de libération individuelle et collective, dans un contexte marqué par les blessures profondes de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire. Titulaire d’une maîtrise en histoire contemporaine obtenue à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Guy-Parfait Offoumou est enseignant d’Histoire-Géographie et de Lettres modernes. Avec La Force du Pardon, il s’impose comme une nouvelle plume de la littérature ivoirienne. L’œuvre puise son inspiration dans les douleurs, les traumatismes et la cruauté humaine vécus lors de la crise postélectorale de 2010, une période qui, selon l’auteur, appelle inévitablement au pardon.

« Le pardon libère celui qui l’accorde, mais également celui à qui il est accordé », affirme l’écrivain.
Pour Guy-Parfait Offoumou, nul n’est exempt de faute. « Chacun de nous, par son attitude, son comportement ou même inconsciemment, a déjà fait du tort à son prochain », soutient-il. Le poids du ressentiment, ajoute-t-il, empêche bien souvent les victimes d’avancer et de se reconstruire. « Le pardon libère celui qui l’accorde, mais également celui à qui il est accordé », affirme l’écrivain. Dans La Force du Pardon, l’auteur raconte une histoire d’amour poignante entre Jean-Louis et Déborah, une union bouleversée par un dénouement tragique qui secoue toute une communauté. De cette relation naissent des jumeaux, rejetés et considérés comme maudits par la tradition, illustrant ainsi le poids des croyances sociales et la violence de l’exclusion.

La littérature, un chemin vers la guérison
Les souvenirs de la crise postélectorale de 2010 demeurent vivaces et douloureux pour de nombreux Ivoiriens. Témoin direct de certains événements, Guy-Parfait Offoumou confie avoir choisi la littérature comme moyen de résilience et de pardon. Face à ces traumatismes, l’écriture s’est imposée comme une thérapie. « Écrire a été une vraie thérapie pour moi. C’est ce qui m’a permis de pardonner et de devenir enseignant », explique-t-il.

Avec La Force du Pardon, Guy-Parfait Offoumou ne livre pas seulement un roman, mais un message fort : celui de la réconciliation avec soi-même et avec les autres, à travers le pouvoir salvateur de la littérature.

 

What Next?

Recent Articles