05022026Headline:

Trafic de drogue: le président vénézuélien fait une proposition alléchante à Washington


Finalement, Caracas n’aura pas pu résister aux mille et une tentations de Trump et son déploiement militaire est devenu très dissuasif pour le Venezuela. In extremis, le régime Maduro décide d’abdiquer et de se lier d’amitié avec Washington sur la question du trafic de drogue. Dans un message télévisé diffusé (le 1er janvier 2026), le président vénézuélien Nicolás Maduro a fait une proposition alléchante à Washington.

Il s’est dit ouvert à engager des discussions sérieuses avec les États-Unis pour conclure un accord de lutte contre le trafic international de drogue . Cette offre de dialogue survient pourtant dans un climat de fortes tensions, marqué par une récente frappe américaine sur le sol vénézuélien et une campagne de pression militaire de plusieurs mois dans la région. Verbatim de Nicolas Maduro : « il était temps pour les deux nations de commencer à se parler sérieusement, avec des données en main . S’ils veulent du pétrole, le Venezuela est prêt à accepter des investissements américains, comme avec Chevron, quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent ».

Une offre de dialogue pour décrisper
C’est au cours d’un entretien avec le journaliste espagnol Ignacio Ramonet que le chef de l’État vénézuélien a lancé cet appel. « Le gouvernement américain sait, car nous l’avons dit au nombre de ses portes-paroles, que s’ils veulent discuter sérieusement d’un accord pour lutter contre le trafic de drogue, nous sommes prêts », a déclaré Nicolás Maduro . Il a ajouté qu’ « il était temps pour les deux nations de « commencer à se parler sérieusement, avec des données en main ». Cette ouverture outrepasse avec son refus catégorique de commenter dans l’immédiat une opération de la CIA. L’agence de renseignement américaine aurait mené la semaine dernière une frappe par drone contre une zone d’accostage au Venezuela, soupçonnée d’être utilisée par des cartels locaux. Interrogé sur ce sujet, Maduro s’est contenté de répondre qu’il pourrait « en parler dans quelques jours ».

Que chercher-ils ? Il est évident qu’ils cherchent à s’imposer par des menaces, l’intimidation et la force
L’offre de Caracas intervient dans le sillage d’une escalade militaire américaine. L’armée des États-Unis a annoncé le jour du Nouvel Une série de frappes contre 05 embarcations accusées de contrebande de drogue. Selon les chiffres fournis par l’administration du président Donald Trump, ces opérations portent à au moins 35 le nombre total de frappes connues contre des bateaux et à 115 le nombre de personnes tuées depuis le début de la campagne, dont des ressortissants vénézuéliens. Washington justifie ces actions comme une réponse nécessaire pour endiguer le flux de stupéfiants vers son territoire, affirmant être engagé dans un « conflit armé » contre les cartels. Ces frappes, initiées au large des côtes caraïbes du Venezuela, se sont depuis étendues à l’océan Pacifique oriental.

Le pétrole et le changement de régime clé de voûte du conflit artificiel
L’action américaine n’est pas que sur les stupéfiants, Nicolás Maduro a réitéré ses accusations habituelles contre Washington. Il a affirmé que l’objectif réel des États-Unis était de provoquer un changement de gouvernement à Caracas pour s’emparer des vastes réserves pétrolières du pays, les plus importantes au monde. « Que chercher-ils ? Il est évident qu’ils cherchent à s’imposer par des menaces, l’intimidation et la force », a-t-il déclaré. Il a néanmoins laissé une porte ouverte sur le volet économique, en précisant que le Venezuela était prêt à accepter des investissements américains dans le secteur pétrolier, comme avec la compagnie Chevron Corp., la seule grande société à encore exportateur de brut vénézuélien vers les États-Unis. « S’ils veulent du pétrole, le Venezuela est prêt à accepter des investissements américains, comme avec Chevron, quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent », a-t-il assuré.

Cette escalade militaire et l’offre de dialogue impliquent alors que l’administration Trump fait face aux questions sur la légalité de ses actions. Elle n’a, à ce jour, fourni aucune preuve publique que les embarcations ciblées par ses frappes étaient impliquées dans le trafic de drogue. Cette absence de justification a suscité un débat parmi les experts en droit international et les organisations de défense des droits de l’homme. Certains estiment que ces opérations pourraient s’apparenter à des exécutions extrajudiciaires, une accusation que les autorités américaines rejettent catégoriquement. La frappe attribuée à la CIA sur le territoire vénézuélien représentait, quant à elle, une escalade significative, étant la première opération directe connue sur le sol du pays depuis le début de cette campagne de pression.

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