Lemandatexpress – Abidjan retient son souffle. Ce samedi 10 janvier 2026, les Éléphants de Côte d’Ivoire défient l’Égypte en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, dans un duel chargé d’histoire, d’orgueil et de revanche. À quelques heures de ce rendez-vous décisif, la presse sportive ivoirienne parle d’une seule voix : il est temps de briser le sort et d’écrire une nouvelle page.
Le quotidien Abidjan 24 donne le ton avec les mots du sélectionneur national :
Faé Emerse : « On n’oublie pas le passé, on se concentre sur un objectif : gagner pour aller en demi-finale ». Une déclaration lucide, qui résume parfaitement l’état d’esprit du staff et du groupe. L’Égypte reste un souvenir douloureux dans l’imaginaire collectif ivoirien, mais l’heure n’est plus aux regrets : place à l’action.
Dans la même dynamique, L’Héritage et Fraternité Matin appellent à un sursaut national avec un message clair et mobilisateur : « Éléphants, brisez le mythe égyptien ». Pour ces journaux, cette rencontre dépasse le simple cadre sportif. Il s’agit d’un défi psychologique : se libérer d’un complexe et imposer enfin la suprématie ivoirienne sur l’un des géants du continent.
Le journal L’Avenir titre sans détour : « Éléphants, finissez-en avec la bête noire égyptienne ». Le journal insiste sur la maturité de cette génération, la solidité du collectif bâti par Faé Emerse et la nécessité de transformer le potentiel en résultat. Pour lui, toutes les conditions sont réunies pour mettre fin à la série noire face aux Pharaons.
De son côté, L’Inter préfère mettre en avant la dimension tactique et humaine de la confrontation :
« Faé Emerse – Hossam Hassan, duel à relents de revanche ».
Deux sélectionneurs au caractère affirmé, deux visions du jeu, deux nations historiques : le match se jouera aussi sur les bancs de touche, dans la gestion des temps forts et la capacité à faire les bons choix au bon moment.
Enfin, Soir Info convoque la symbolique pour sublimer l’affiche :« Éléphants de Côte d’Ivoire à la conquête des pyramides d’Égypte aujourd’hui ».
Une métaphore puissante qui traduit l’ambition ivoirienne : conquérir, dominer, écrire l’histoire.
Ce quart de finale apparaît donc comme un tournant. Une victoire ouvrirait les portes du dernier carré, mais surtout, elle marquerait une rupture avec le passé. Comme l’écrit si bien la presse ivoirienne, ce 10 janvier 2026 n’est pas un jour comme les autres : c’est peut-être celui de la libération.



