La Fédération Ivoirienne d’Athlétisme (FIA) a organisé, le samedi 31 janvier 2026 à Dimbokro, la finale régionale de détection de jeunes talents. Sur la piste du Lycée moderne 2 de Dimbokro, 160 élèves, dont 70 filles et 90 garçons âgés de 12 à 17 ans, ont rivalisé d’énergie et d’engagement pour tenter de décrocher leur place parmi l’élite régionale.
Venus de Bocanda, de Dimbokro et de Toumodi, les jeunes athlètes ont été évalués à travers plusieurs épreuves phares de l’athlétisme : courses de vitesse sur 30 et 60 mètres, lancer de poids, Sargent Test (saut de détente verticale) et saut en longueur. Selon Kouamé Kouadio Jeannot, président de la Fédération ivoirienne d’athlétisme, cette finale régionale est placée sous le signe de la détection, de la pédagogie et de la relève.
Détecter le potentiel avant la performance
Kouamé Kouadio Jeannot a insisté sur l’objectif principal de cette finale régionale : identifier les aptitudes plutôt que juger la performance brute. « Ce que nous regardons, c’est la réaction des enfants sur la piste, leur coordination, leur morphologie et leur potentiel d’évolution », a-t-il expliqué, évoquant le cas d’un jeune coureur de 600 m, dernier à l’arrivée mais prometteur pour le saut en hauteur et le triple saut.
« Mon rêve est de devenir une grande athlète comme Murielle Ahouré ».
Poursuivant, il a fait savoir que la détection de jeunes talents passe par une présence active sur le terrain, jusque dans les localités où l’athlétisme est peu structuré. « Le talent est partout. Encore faut-il aller le chercher », a rappelé le président, soulignant que ces finales régionales servent à sélectionner les meilleurs profils qui représenteront la région lors d’une finale nationale, prévue prochainement à Abidjan ou à l’intérieur du pays.
Une mission régionale pour préparer la relève
Dans son côté, le directeur technique régional de la Ligue d’athlétisme de Dimbokro, Zéréoué Marlet a retracé le processus ayant conduit à cette finale. Après des détections successives à Toumodi, Bocanda puis Dimbokro, 140 finalistes ont été retenus, avant l’élargissement à 160 participants pour cette grande rencontre régionale.
À l’issue des épreuves, le technicien se dit confiant. « Nous avons vu de vrais talents, des jeunes qui peuvent, dans quelques années, prendre la relève de notre athlétisme », a-t-il affirmé. Pour lui, cette dynamique locale alimente directement le vivier national, avec l’espoir de voir émerger de futurs Murielle Ahouré ou Marie-Josée Talou.
Sport et études, un duo gagnant
Au-delà de la piste, la fédération ivoirienne d’athlétisme mise sur un suivi structuré. Les jeunes détectés pourront être encadrés dans des clubs, des pôles régionaux — notamment à Dimbokro — ou, à terme, intégrer le Centre de développement de l’athlétisme africain (AADC) d’Abidjan. Un dispositif pensé pour concilier sport de haut niveau et scolarité.
Un message fort adressé aux parents et aux enfants. « On peut réussir à l’école et dans le sport », a martelé le premier responsable de la FIA, citant plusieurs exemples d’athlètes ayant obtenu le BEPC, le baccalauréat ou poursuivi des études supérieures. À 13 ans, Okah Hermine Flore Rosine, première du 600 m, en est convaincue : « Mon rêve est de devenir une grande athlète comme Murielle Ahouré ». À Dimbokro, la relève est bel et bien en marche. A titre de rappel, cette finale régionale de détection de jeunes talents 2026 de futurs athlètes est soutenue par le groupe Kaydan, beaucoup investi dans le développement de l’athlétisme en Côte d’Ivoire.



