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MANDE N’KO 2026 : La Culture Mandingue, graine d’unité et d’avenir pour la Jeunesse du Kabadougou

Le centre culturel H d’Odienné a abrité le vendredi 06 Février, l’ouverture de la 3e édition du festival MANDE N’KO. un événement.

Placé sous le thème « Ma culture, mon identité, le Mandingue, une civilisation » bien plus qu’un simple rendez-vous festif, ce festival s’impose comme un projet de société stratégique, favorisant la cohésion sociale, la formation des jeunes et une projection ambitieuse vers l’avenir.

Mamadou Cissé, commissaire général et 1er adjoint au maire d’Odienné, a dévoilé le riche programme : foire artisanale et exposition-vente, espaces gastronomiques, chants et danses traditionnels, concerts, spectacles, ainsi que des remises de dons par la Fondation NT. Parmi les nouveautés phares, l’inauguration de « la radio MANDÉ N’KO » et un coup de projecteur sur la danse « YAGBA ».

Mame Omar Diop, chef de bureau et représentant résident de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, a applaudi cette initiative qui valorise la culture mandingue. « Ce festival offre une tribune privilégiée pour transmettre la mémoire du patriarche Vacaba Touré, fondateur du Kabadougou, à notre jeunesse, afin qu’elle puise l’inspiration pour son destin », a-t-il déclaré.

Initiatrice du festival, la ministre Nassénéba Touré a retracé son parcours fulgurant. « Il y a trois ans, nous avons planté une graine… Aujourd’hui, elle est devenue un arbre robuste », a-t-elle lancé, insistant sur la transmission structurée de la langue, des écritures et des codes culturels mandingues « l’ADN du MANDE » aux jeunes. Pour elle, MANDE N’KO renforce le vivre-ensemble en tissant respect, solidarité et dialogue entre communautés, consolidant ainsi paix et unité dans le Denguélé.

Le ministre Me Adama Kamara a renchéri, exhortant la jeunesse à s’approprier cet héritage dans un monde globalisé. « Un peuple qui oublie son histoire se condamne à la répéter sans la comprendre », a-t-il averti, voyant dans le festival « une école à ciel ouvert » pour la transmission de nos valeurs à la jeune génération. Il a exhorté que ces trois jours de festival renforce la cohésion et la fraternité entre les filles et les fils du Denguélé.

Le ministre Gaoussou Touré, parrain de l’événement, a clos la cérémonie en saluant la dynamique de ses cadets. « Je suis fier de ceux qui tracent les sillons du développement régional. Je soutiendrai toutes les actions préservant nos valeurs ancestrales », a-t-il promis.

La soirée s’est achevée en apothéose avec une démonstration spectaculaire de la danse « YAGBA » par une cinquantaine de femmes, offrant un spectacle chorégraphié au ravissement des festivaliers.

Ce festival, ancré dans le paysage culturel ivoirien, promet trois jours d’immersion totale dans l’identité mandingue, alliant tradition et modernité pour un Denguélé plus uni.

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