Accusé de complicité dans plusieurs tentatives de déstabilisation, le leader de l’opposition rejette fermement les faits qui lui sont reprochés.
Une comparution sous haute tension
Vendredi dernier, Domingos Simões Pereira a franchi les portes du tribunal militaire de Bissau. La justice lui demande des comptes sur son implication présumée dans deux tentatives de coup d’État : celle de fin 2023 et celle, plus récente, d’octobre 2025.
Pour sa défense, cette audition est une opportunité de laver son honneur. Son porte-parole, Mario Lino Pereira da Veiga, a été clair :
« Il s’est présenté pour répondre précisément aux accusations. Tous les doutes entourant cette situation doivent être définitivement levés. »
Un imbroglio juridique et politique
L’histoire récente de l’opposant est marquée par une série de rebondissements judiciaires :
Novembre 2025 : Arrestation lors d’un putsch mené par l’ex-président Sissoco Embaló, en plein décompte électoral.
Janvier 2026 : Libération de prison.
Situation actuelle : Bien que libre de ses mouvements concernant le dossier militaire, il reste assigné à résidence pour une enquête distincte portant sur des délits financiers.
Cette restriction de liberté suscite l’incompréhension de ses avocats. Le tribunal militaire a en effet précisé n’être aucunement à l’origine de cette assignation, laissant planer un flou sur l’autorité ayant ordonné cette mesure.
Le refus de collaborer avec le régime
Cette audition intervient dans un climat de méfiance généralisée. Il y a quelques semaines, le pouvoir en place avait proposé à Domingos Simões Pereira et à Fernando Dias d’intégrer le gouvernement et de siéger au Conseil national de transition (10 sièges leur étaient réservés).
Les deux figures de proue de l’opposition ont opposé une fin de recevoir catégorique, qualifiant cette offre de simple « manœuvre » destinée à offrir une façade de légitimité au régime militaire.



