Vingt-deux hommes ont été interpellés au Sénégal au cours des deux dernières semaines. Les opérations menées par les autorités visent des personnes accusées d’homosexualité, selon plusieurs médias internationaux.
Parmi les interpellés figure le tiktokeur Saliou Mbaye, connu sous le pseudonyme « Zale ».

Les sources officielles indiquent qu’il a été arrêté le 20 février 2026 à la frontière sénégalo-gambienne alors qu’il tentait de quitter le territoire.
Un durcissement législatif annoncé
Ces arrestations interviennent dans un contexte de renforcement des sanctions. Le gouvernement a présenté un projet de loi visant à alourdir les peines liées aux actes homosexuels.
Le texte prévoit, d’abord, des peines d’emprisonnement portées de cinq à dix ans. Et également des amendes pouvant atteindre 10 millions FCFA.
L’objectif des autorités est de renforcer le cadre juridique existant.
Des sanctions également pour la diffusion de contenus
Le ministre de la Culture, Amadou Ba, a précisé que les nouvelles dispositions concernent aussi les organisations diffusant des contenus jugés favorables à la « philosophie LGBT ».
Mais aussi, les productions audiovisuelles ou écrites considérées comme de la propagande. Selon le ministre, la diffusion de tels contenus pourrait entraîner des poursuites.
Risque de poursuites pour accusations non prouvées
Le projet de loi prévoit également des sanctions contre les accusations infondées. C’est une sanction financière.
Toute personne accusant un individu d’homosexualité sans preuve s’exposerait à une peine de deux à trois ans de prison.
Et à une amende comprise entre 200 000 et 500 000 FCFA. Les autorités justifient cette mesure par la nécessité d’éviter les dénonciations abusives.
Réactions des organisations de défense des droits
L’ONG Human Rights Watch a appelé à la libération des personnes interpellées. L’organisation met en garde contre un risque de restrictions des libertés fondamentales.
Selon elle, les opérations actuelles pourraient avoir un impact sur les droits individuels.
Un débat qui divise la société
La question suscite des réactions contrastées au Sénégal. Certains soutiennent le durcissement législatif, tandis que d’autres expriment des inquiétudes.
Le débat porte à la fois sur les enjeux sociétaux et sur le respect des droits individuels.



