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France: démission de la présidente du musée Louvre, après «le casse du siècle»


La présidente du Louvre Laurence des Cars a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée en saluant un « acte de responsabilité », le musée, secoué notamment par un spectaculaire cambriolage survenu le 19 octobre, ayant « besoin » d’une « nouvelle impulsion », a indiqué mardi l’Élysée.

« Le chef de l’État l’a acceptée en saluant un acte de responsabilité dans un moment où le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet “Louvre – Nouvelle Renaissance” », a indiqué la présidence dans un communiqué.

Emmanuel Macron « l’a remerciée pour son action et son engagement ces dernières années et, s’appuyant sur son expertise scientifique incontestable, a souhaité lui confier une mission dans le cadre de la présidence française du G7 sur la coopération entre les grands musées des pays concernés », poursuit l’Élysée.

Sous le feu des critiques
Ancienne présidente du musée d’Orsay, Laurence des Cars, 59 ans, était extrêmement fragilisée depuis le cambriolage du Louvre du 19 octobre, surnommé « le casse du siècle » dans de nombreux médias, au cours duquel huit bijoux de la couronne française ont été dérobés en plein jour à l’aide d’un simple monte-charge, mettant au jour d’importantes failles de sécurité du musée le plus visité au monde.

 

Sous le feu des critiques, Laurence des Cars avait d’abord défendu son action à la tête du musée, mais avait été déstabilisée par des audits de sécurité alarmants sur Le Louvre, dont elle n’avait eu connaissance qu’après le cambriolage. « Avec le recul, on mesure que des fragilités structurelles subsistaient. Je comprends que cela interroge », avait-elle concédé le 1er décembre dans une interview au Parisien.

Sa position avait été encore fragilisée par une succession de revers qui ont frappé Le Louvre depuis le cambriolage, contraint de fermer une galerie en raison de la vétusté des locaux et victime d’une vaste fraude à la billetterie. En interne, son action était également vivement contestée par les personnels qui sont engagés depuis mi-décembre dans le plus long conflit social de l’histoire du musée pour dénoncer leurs conditions de travail. Le mandat de Laurence des Cars courait jusqu’à la fin 2026.

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