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Véhicules neufs : La nouvelle plateforme d’immatriculation numérique désormais obligatoire

Le ministère des Transports et des Affaires maritimes a formé une cinquantaine de concessionnaires à la nouvelle plateforme d’immatriculation numérique, désormais obligatoire pour sécuriser et accélérer l’enregistrement des véhicules neufs.

Le ministère des Transports et des Affaires maritimes, à travers la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC), s’est réuni le jeudi 26 février 2026, à la Maison de l’Entreprise au Plateau plus d’une cinqquantaine de concessionnaires. Objectif : les anciens à l’utilisation de la plateforme numérique dédiée à l’immatriculation des véhicules neufs.

Un système désormais 100% numérique
Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre du projet DIGIMMAT, lancé en juillet 2025. Depuis l’arrêté ministériel signé le 3 août 2025 par le ministre des Transports, Amadou Koné, toutes les démarches d’immatriculation initiale pour les véhicules neufs commercialisés par des concessionnaires agréés sont dématérialisées.

Concrètement, la demande est introduite directement depuis le showroom. Les services des Transports et des Finances vérifient le dédouanement. Après validation, le numéro est généré. L’opérateur habilité fabrique et pose la plaque.

Le 10 février dernier, le directeur général des Transports terrestres et de la Circulation, Oumar Sacko, avait conduit une visite de presse sur le site de pose installé à Marcory, au sein de CFAO, afin d’expliquer ce nouveau circuit entièrement digitalisé.

« Chaque showroom devient un point d’immatriculation »
Le représentant du ministre, le directeur de cabinet, Coné Dioman, a rappelé que cette réforme « cadre avec la vision du président Alassane Ouattara de doter l’administration publique de moyens modernes pour offrir un service de qualité ».

Selon lui, l’arrêté d’août 2025 marque « le passage au numérique » et impose désormais la plateforme comme voie légale et sécurisée de demande d’immatriculation.

«Chaque showroom devient un point d’initiation de l’immatriculation», a-t-il insisté. Il précise qu’au moment où le client récupère son véhicule, celui-ci est déjà enregistré et prêt à circuler. «C’est la garantie de repartir avec un véhicule en règle.»

Trois avantages sont mis en avant : la rapidité avec un service accessible 24 heures sur 24, la transparence grâce à une traçabilité numérique des dossiers, et la sécurité, avec une base de données fiable pour lutter contre les plaques frauduleuses.

Un marché en pleine expansion
Cette réforme intervient dans un contexte de forte croissance du secteur automobile ivoirien. Porté par une économie dynamique, l’émergence d’une classe moyenne et le développement des VTC, le marché des véhicules neufs est aujourd’hui l’un des plus actifs d’Afrique de l’Ouest.

En 2024, près de 24 633 véhicules neufs ont été immatriculés, soit une hausse de 33,8 %. Les ventes annuelles sont estimées entre 20 000 et 38 000 unités selon les sources, avec un objectif affiché de 50 000 véhicules par an.

L’application du décret du 6 décembre 2017, interdisant l’importation de véhicules d’occasion de plus de cinq ans, a fortement soutenu cette dynamique. Les concessionnaires agréés concentrent désormais environ 80 % des demandes.

Sur ce marché, les marques japonaises dominent largement, notamment Toyota et Suzuki, très prisées par les ménages et les exploitants de VTC.

La numérisation complète de l’immatriculation pourrait accélérer encore la cadence, en particulier les délais administratifs et en sécurisant toute la chaîne.

Moderniser et sécuriser le fichier automobile
Pour Oumar Sacko, cette réforme s’inscrit dans le Nouveau Système d’immatriculation initiale des véhicules. L’ambition est claire : passer du guichet physique au flux numérique.

« Transformer chaque showroom en point d’accès direct, rapide et sécurisé à l’immatriculation nationale », a-t-il expliqué.

De son côté, Souleymane Touré, le directeur du Guichet unique automobile, a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les acteurs publics et privés afin de réduire les délais et garantir un traitement efficace des dossiers.

«Nous devons défendre d’abord les intérêts des usagers», a-t-il déclaré, se disant confiant sur la capacité du dispositif à tenir les délais si tous les intervenants restent mobilisés.

Avec cette plateforme, les autorités entendent freiner la circulation de plaques irrégulières à Abidjan et à l’intérieur du pays. Le nouveau dispositif permet un contrôle renforcé, depuis la demande jusqu’à la pose effective.

Dans un marché qui vise désormais le cap des 50 000 unités annuelles, la modernisation de l’immatriculation apparaît comme un levier stratégique pour soutenir la croissance du secteur automobile ivoirien tout en renforçant la sécurité routière.

 

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