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Solidarité nationale : Le ministère renforce le suivi des bénéficiaires dans le District d’Abidjan

La solidarité n’est pas qu’un slogan institutionnel. Elle se mesure à la présence sur le terrain, à l’écoute des douleurs silencieuses et à la continuité des appuis. C’est sous cet angle que la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a placé le Premier Dimanche de la Solidarité 2026, organisé exceptionnellement le vendredi 27 février, à travers une tournée dans le District d’Abidjan.

Au-delà des dons en vivres et non-vivres, cette visite s’est voulue un acte de proximité et de réassurance à l’endroit de ménages fragilisés, souvent marqués par les séquelles de la crise post-électorale ou par des pathologies lourdes.

Une solidarité qui s’inscrit dans la durée
À Bingerville, Anyama, Abobo et Treichville, la ministre n’a pas découvert des situations nouvelles : elle est revenue auprès de bénéficiaires déjà suivis par le ministère depuis plusieurs années.

Cette dimension de suivi traduit une volonté claire : faire de la solidarité un processus structuré, et non une réponse ponctuelle à l’urgence. À Bingerville, Mme Packlan Nianbon N’Gweha, victime de la crise post-électorale, continue de bénéficier d’une prise en charge psychologique et d’un accompagnement pour une activité génératrice de revenus. Le soutien financier et les dons reçus lors de cette visite viennent consolider un parcours de reconstruction entamé depuis 2017.

Dans la même commune, Mme Palé Hoho Antoinette, atteinte d’un cancer avancé, poursuit ses chimiothérapies grâce à l’appui conjugué des ministères concernés. L’annonce de la prise en charge de deux de ses enfants pour des formations professionnelles illustre une approche globale : soigner, mais aussi prévenir la précarité intergénérationnelle.

Sans l’aide de Madame la Ministre, je serais restée abandonnée
« Sans l’aide de Madame la Ministre, je serais restée abandonnée », a-t-elle confié avec émotion, soulignant que la solidarité institutionnelle peut redonner espoir là où tout semblait compromis. L’accompagnement comme levier de dignité À Anyama, Mme Diaby Matiendjé, suivie pour un cancer facial, a salué l’élan de solidarité du Gouvernement conduit par le Président Alassane Ouattara. Les dons et l’appui financier reçus viennent soutenir un parcours médical déjà engagé, notamment à travers plusieurs séances de chimiothérapie.

À Abobo, en présence de la Présidente du Sénat et Maire de la commune, Kandia Camara, deux victimes de la crise post-électorale ont bénéficié d’un bon de prise en charge pour 2026, de dons et d’un appui financier. Paraplégiques à la suite de blessures graves, ils incarnent ces vies suspendues que l’action publique tente d’accompagner vers davantage d’autonomie. À Treichville enfin, M. Koné Mohamed, évacué au Maroc pour une intervention chirurgicale, poursuit sa rééducation fonctionnelle. Là encore, la solidarité se traduit par la continuité : maintien de la prise en charge, soutien matériel et accompagnement financier.

Vers une solidarité institutionnalisée
Dans son intervention, Myss Belmonde Dogo a insisté sur la nécessité d’encourager les bénéficiaires à poursuivre leurs traitements, rappelant que l’interruption des soins entraîne souvent une aggravation des situations. Mais au-delà de la dimension médicale, c’est une philosophie de gouvernance sociale qu’elle a défendue. « Notre ambition est claire : faire de la solidarité une véritable institution au service des populations », a-t-elle affirmé.

L’orientation des enfants de Mme Palé vers le ministère de la Formation professionnelle illustre cette volonté d’impliquer l’ensemble de l’appareil étatique dans une chaîne de solidarité intégrée. En consacrant ce Premier Dimanche de la Solidarité à des bénéficiaires déjà suivis, le Gouvernement envoie un signal fort : la cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit dans la constance, la proximité et l’engagement durable auprès des plus vulnérables.

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