En Côte d’Ivoire, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a récusé ce mercredi l’idée selon laquelle il existerait des prisonniers politiques dans le pays.
C’était lors du traditionnel compte rendu du Conseil des ministres qui a eu lieu ce jour à la présidence au Plateau. « Il n’existe pas de prisonniers politiques dans le pays », a-t-il déclaré, soulignant que les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations anti-quatrième mandat l’ont été en raison de leur responsabilité présumée dans les événements qui ont émaillé la crise postélectorale de 2025.
« Ils ont incendié des bus, ils ont tenté de bruler une usine de production de gaz, avec tout le risque que cela comportait, notamment celui de faire disparaître complètement un village. « Ce ne sont pas des prisonniers politiques », a-t-il affirmé. Avant de poursuivre : « Ce sont des personnes qui ont commis des délits et qui se sont retrouvées en prison pour cela. »
Plusieurs individus avaient été interpellés lors des manifestations organisées par des militants de l’opposition contre le quatrième mandat du président Alassane Ouattara , qu’ils jugeaient illégales.
De son côté, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) affirme qu’un peu plus de 1 600 de ses militants, identifiés comme des « prisonniers politiques », sont actuellement détenus.
Ces derniers jours, des rumeurs ont circulé au sujet de la libération de plusieurs d’entre eux. Des informations que le porte-parole du gouvernement dit ne pas être en mesure de confirmer.
« Je n’ai pas connaissance de leur libération. La justice peut accorder des libérations conditionnelles. Je ne connais pas les conditions dans lesquelles ils auraient été libérés, donc je ne peux pas me prononcer là-dessus, a-t-il indiqué.
Rappelant que la Côte d’Ivoire est un État de droit, Amadou Coulibaly a insisté sur le respect des procédures judiciaires. « Nous construisons un État de droit. « Une fois que l’affaire est entre les mains de la justice, elle va jusqu’à son terme », a-t-il conclu.
Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat préétabli, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.



