Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a annoncé le vendredi 06 mars 2026, à Abidjan-Plateau, qu’un budget de 3,2 milliards de FCFA est prévu pour financer 416 mobilités d’étudiants et d’enseignants-chercheurs ivoiriens vers la France, dans le cadre du projet ADESTRI soutenu par le C2D 3, à l’issue d’une rencontre avec le consul général de France, Philippe Collin.
Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a déclaré que : « Dans le cadre du C2D, à savoir les C2D 1, 2 et 3, notre sous-secteur a bénéficié d’un financement total de 86,7 milliards de FCFA depuis 2013 ». il a précisé que plus de 6,4 milliards de FCFA ont été consacrés à la mobilité, dont 3,2 milliards pour 416 mobilités prévues au titre du C2D 3 qui démarre en 2026.
Trois niveaux de mobilité pour renforcer les compétences
Selon le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ces mobilités s’organisent autour de trois axes. « Elles concernent d’abord les étudiants en master et en thèse inscrits dans les universités ivoiriennes qui effectueront des séjours de recherche en France, d’une semaine à un mois, dans les universités partenaires », a-t-il expliqué. Le deuxième niveau porte sur le renforcement des capacités des enseignants-chercheurs et chercheurs. « Il s’agit de stages de perfectionnement d’une durée d’un à deux mois dans des universités françaises afin de consolider leurs compétences scientifiques et pédagogiques », a précisé le ministre. Enfin, le programme prévoit une immersion plus longue pour certains enseignants-chercheurs. « Pour des séjours de trois à cinq mois, ils pourront intégrer des laboratoires de recherche ou s’inspirer des méthodes d’enseignement utilisées dans les universités françaises, notamment les cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques, afin d’améliorer l’enseignement dans nos universités », a ajouté Adama Diawara.
« Il doit y avoir une montée en puissance des visas délivrés pour études en France, et nous accompagnerons cette dynamique dans le cadre du projet ADESTRI »
Pour sa part, le consul général de France, Philippe Collin, s’est félicité de cette séance de travail consacrée au projet ADESTRI. « Pour le Consulat général, il s’agit notamment de faciliter la délivrance des visas aux étudiants, doctorants, chercheurs et enseignants-chercheurs concernés par ces mobilités », a-t-il indiqué, et salue des échanges « très intéressants et très riches ». Le diplomate a également souligné la dynamique croissante des mobilités académiques vers la France. « En 2025, plus de 3 800 visas pour études ont été délivrés, soit une hausse d’environ 13 % par rapport à 2024 », a-t-il rappelé.
Il a enfin assuré de l’engagement de la France à accompagner cette initiative. « Il doit y avoir une montée en puissance des visas délivrés pour études en France, et nous accompagnerons cette dynamique dans le cadre du projet ADESTRI », a conclu Philippe Collin.



