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Paquinou 2026 : Botro accueille la 1ère édition des Journées culturelles « Racines vivantes »

À l’occasion de la fête de Paquinou 2026, la ville de Botro s’apprête à vibrer au rythme de la culture baoulé avec la toute première édition des Journées culturelles dénommées « Racines vivantes », prévue pour le dimanche 5 avril 2026. Initiée par le Conseil régional de Gbêkê, cette manifestation ambitionne de célébrer et de promouvoir l’identité culturelle d’une région riche de traditions.

Le lancement officiel de cet événement d’envergure s’est tenu le samedi 21 mars 2026 au Centre Culturel Jacques Aka de Bouaké, en présence d’un public nombreux composé d’autorités administratives, de chefs traditionnels, d’acteurs culturels, ainsi que de populations venues découvrir les contours de cette initiative. L’ambiance festive et conviviale qui a marqué cette cérémonie a donné un aperçu de ce que sera l’apothéose annoncée à Botro.

L’importance de la culture mis en lumière
À l’origine de cette initiative, le président du Conseil régional de Gbêkê et ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, a clairement affiché ses ambitions. Dans son allocution, il a mis en lumière l’importance de la culture comme fondement de l’identité et levier de développement. Selon lui, la région du Gbêkê, située au cœur du pays baoulé, regorge d’un patrimoine culturel exceptionnel qu’il est impératif de préserver et de transmettre.

« La culture constitue le socle de l’identité d’un peuple et l’un des piliers essentiels de la cohésion sociale et du développement », a-t-il affirmé, avant d’insister sur la richesse des traditions locales. Danses, savoir-faire artisanaux, expressions artistiques et valeurs communautaires sont autant d’éléments qui, selon lui, participent à la construction d’un héritage commun.

« Racines vivantes » se veut également un cadre de rassemblement et de renforcement des liens sociaux
Au-delà de la célébration culturelle, « Racines vivantes » se veut également un cadre de rassemblement et de renforcement des liens sociaux. L’événement entend réunir les filles et fils de la région, les chefs coutumiers, les cadres, la jeunesse ainsi que la diaspora autour d’un objectif commun : valoriser leur identité culturelle. Pour le ministre, cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions déjà entreprises dans le Gbêkê, notamment après le succès du Forum des femmes et des filles de la région.

L’ambition affichée est de faire de ces journées culturelles un rendez-vous incontournable, capable de contribuer au rayonnement du Gbêkê sur le plan national et international, tout en stimulant son attractivité touristique. À terme, « Racines vivantes » pourrait s’imposer comme un grand festival culturel de référence en Côte d’Ivoire.

Des prestations artistiques riches et variées
La cérémonie de lancement, qualifiée de novatrice, a été ponctuée par des prestations artistiques riches et variées. Les spectateurs ont notamment été émerveillés par le Goly Tama de Bendekouassikro, une danse traditionnelle emblématique, ainsi que par des animations d’artistes tradi-modernes. Une conférence animée par le professeur Kouakou Kouamé a également marqué les esprits, autour du thème : « La signification de la tenue traditionnelle du chef en pays baoulé comme facteur de cohésion sociale ».

L’apothéose de cette première édition est prévue le 5 avril 2026 au stade de Botro, sous le haut patronage du Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. L’événement bénéficiera également du patronage du ministre Amédée Kouakou, du parrainage de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, ainsi que de la présidence du ministre-gouverneur du district de la Vallée du Bandama, Jean-Claude Kouassi.

Assahoré Konan Jacques a lancé un appel à la mobilisation générale
Profitant de cette tribune, Assahoré Konan Jacques a lancé un appel à la mobilisation générale. Il a invité l’ensemble des populations du Gbêkê et tous les Ivoiriens à s’approprier cette initiative afin d’en faire un succès retentissant. Il a par ailleurs souligné que ce festival marquera une distinction symbolique entre ceux qui maîtrisent leur culture et leurs traditions, qu’il qualifie de « racines vivantes », et ceux qui s’en éloignent.

À travers « Racines vivantes », le Gbêkê pose ainsi les jalons d’une dynamique culturelle forte, porteuse d’identité, de cohésion et de développement durable.

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