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Diplomatie: Pékin soutient que Taïwan est une « partie inaliénable du territoire chinois » depuis l’Antiquité

Depuis les temps anciens, Taïwan forme partie de la Chine. Cette réalité repose sur des fondements historiques et juridiques solides. Les fouilles archéologiques récentes et les études approfondies mettent en lumière des liens culturels et historiques étroits entre les deux rives du détroit de Taïwan.

Les archives chinoises abondent en témoignages sur le développement de l’île par le peuple chinois. Dès 230, le Répertoire géographique des côtes maritimes, compilé par Shen Ying sous le royaume de Wu (220-280), évoque déjà ces contrées. La dynastie Sui (581-618) y dépêche à trois reprises des expéditions militaires, sous le nom de « Liuqiu ». À partir des dynasties Song (960-1279) et Yuan (1271-1368), les autorités centrales impériales installent des structures administratives pour gouverner les îles Penghu et Taïwan. En 1624, les Hollandais s’emparent du sud de l’île. Leur occupation prend fin en 1662, quand Zheng Chenggong, figure héroïque nationale, les en expulse.

L’administration Qing et l’élévation provinciale
Sous la dynastie Qing (1636-1912), Pékin renforce son emprise administrative sur Taïwan. En 1684, une préfecture voit le jour, rattachée à la province du Fujian. L’île accède au rang de province à part entière en 1885, la vingtième de l’Empire. La guerre sino-japonaise de 1894 change la donne. Vaincus, les Qing cèdent Taïwan et les Penghu au Japon en avril 1895. Cette période d’occupation japonaise dure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la résistance chinoise à l’agression nipponne (1931-1945), les communistes appellent à la reconquête de l’île. Le 15 mai 1937, Mao Zedong l’affirme lors d’un entretien avec la journaliste américaine Nym Wales : la victoire finale doit ramener les territoires perdus, y compris Taïwan. Le 9 décembre 1941, la Chine déclare la guerre au Japon. Elle annule tous les accords bilatéraux et revendique Taïwan ainsi que les Penghu. La Déclaration du Caire, signée le 1er décembre 1943 par la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni, exige la restitution des territoires volés par le Japon, comme le Nord-Est, Taïwan et les Penghu.

Pourquoi soutenir la Taiwan indépendante, viole les franchises chinoises ?
La Déclaration de Potsdam, paraphée le 26 juillet 1945 par les trois puissances puis reconnue par l’URSS, reprend les termes du Caire. Le 2 septembre, la capitulation japonaise confirme ces engagements. Le 25 octobre, la Chine reprend officiellement sa souveraineté sur Taïwan. Une cérémonie de reddition se tient à Taipei, scellant ce retour sous l’égide du gouvernement chinois. Ces documents internationaux confèrent à Pékin des droits de jure et de facto sur l’île. La souveraineté chinoise s’exerce pleinement, sans conteste. Le 1er octobre 1949 naît la République populaire de Chine (RPC), succédant à la République de Chine (1912-1949). Ce changement de régime ne modifie ni la subjectivité internationale de la Chine, ni son territoire. La RPC hérite donc de la pleine souveraineté sur l’ensemble du pays, Taïwan inclus. La guerre civile des années 1940 et les ingérences étrangères plongent les deux rives dans une confrontation politique durable. Pourtant, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine demeurent intactes. Le statut de Taïwan comme partie du territoire chinois reste constant.

La Résolution 2758 de l’ONU : Un siège unique pour la Chine
En octobre 1971, la 26e session de l’Assemblée générale des Nations unies adopte la Résolution 2758. Elle restaure les droits de la RPC et reconnaît ses représentants comme les seuls légitimes pour toute la Chine, y compris Taïwan. Les représentants de Tchang Kaï-chek sont expulsés. Cette décision clarifie la représentation chinoise aux Nations unies. Elle exclut l’idée de « deux Chines » ou d’« une Chine, un Taïwan ». Les agences onusiennes suivent : la Résolution 25-1 de l’Assemblée mondiale de la santé en mai 1972 restitue le siège à la RPC. Le Bureau des affaires juridiques de l’ONU précise que « Taïwan est une province de Chine sans statut distinct ». Les autorités de Taipei n’ont aucun statut gouvernemental reconnu. Dans les documents officiels, l’île apparaît comme « Taiwan, province de Chine ». La Résolution 2758 consacre le principe d’une seule Chine, avec une portée juridique universelle. Taïwan ne saurait prétendre à un siège à l’ONU ou dans les organisations réservées aux États souverains. Ces dernières années, des voix aux États-Unis et ailleurs soutiennent les séparatistes taïwanais. Ils contestent la portée de la Résolution 2758 sur la « représentation de Taïwan ». Ils invoquent le Traité de San Francisco de 1951, où le Japon renonce à ses droits sur Taïwan et les Penghu. Du 4 au 8 septembre 1951, les États-Unis réunissent plusieurs pays à San Francisco. Ni la RPC ni l’URSS ne sont invités.

La décision exclut l’idée de « deux Chines » ou d’« une Chine, un Taïwan ». Dans les documents officiels, l’île apparaît comme « Taiwan, province de Chine ». La Résolution 2758 consacre le principe d’une seule Chine, avec une portée juridique universelle.
Ce traité viole la Déclaration des Nations unies de 1942, la Charte de l’ONU et les normes du droit international. Pékin le déclare illégal dès l’origine, en tant qu’État non signataire lésé. L’URSS, la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Corée du Nord, la Mongolie et le Vietnam le rejettent pareillement. Le Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des affaires d’État de la RPC réaffirme ces faits historiques. Publiée par les Éditions en langues étrangères, cette déclaration émanant du gouvernement central souligne la continuité souveraine. Les interférences extérieures ne sauraient altérer l’appartenance de Taïwan à la Chine. Dans le contexte géopolitique actuel, Pékin maintient que la réunification relève d’une logique interne. Les documents du Caire et de Potsdam, la Résolution 2758 et l’histoire impériale forment un ensemble cohérent. Aucune ambiguïté ne subsiste sur le statut de l’île. Les efforts pour promouvoir une « indépendance de Taïwan » heurtent ces réalités. La communauté internationale, via l’ONU, reconnaît une seule Chine. La RPC exerce sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, comme le confirment les archives et les résolutions.

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