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Agressions à répétition sur le boulevard des Martyrs : Le cri d’alarme d’une victime

À Abidjan, le boulevard des Martyrs n’est plus seulement un axe de circulation. Il est devenu, pour de nombreux usagers, un véritable point noir de l’insécurité urbaine. Chaque jour, les témoignages d’agressions s’accumulent, dessinant le visage inquiétant d’une zone où les automobilistes et passagers vivent désormais dans la crainte.

Le mardi 24 mars 2026, Maïmouna journaliste ivoirienne, a vécu une expérience traumatisante qui illustre parfaitement ce climat d’insécurité grandissant.

Scène de l’agression
Selon son témoignage, en fin de journée, aux environs de 18h30, alors qu’elle regagnait son domicile après une couverture médiatique, elle se trouvait à bord d’un taxi, coincée dans un embouteillage sur le boulevard des Martyrs.

C’est dans cette immobilité forcée que son téléphone a été dérobé par un agresseur.

« Il est sorti de nulle part. Avant même que je comprenne ce qui se passait, il avait déjà sa main dans le véhicule », raconte-t-elle, encore sous le choc.

L’agresseur, profitant de la lenteur du trafic, a arraché son téléphone portable malgré ses crises et sa tentative de résistance. En quelques secondes, il a disparu dans la confusion générale, sans être inquiété.

Pour Maïmouna, le plus marquant reste le sentiment d’impuissance : « Il y avait du monde, des véhicules partout… mais personne ne pouvait intervenir. Tout s’est passé très vite. »

Son témoignage est loin d’être un cas isolé. Sur cet axe routier, les agressions suivent souvent le même mode opératoire.

Les malfaiteurs ciblent les véhicules ralentis ou immobilisés, profitant des embouteillages récurrents et des pannes fréquentes pour passer à l’action.

Téléphones, sacs et autres objets de valeur deviennent alors des proies faciles.

Plus inquiétant encore, ces actes se produisent aussi bien en plein jour qu’à la tombée de la nuit.

Un appel à des actions concrètes
Comme beaucoup d’autres victimes, elle a décidé de porter plainte au commissariat du 11ᵉ arrondissement de Williamsville. Mais derrière cette démarche, l’espoir reste mesuré.

De nombreux usagers dénoncent en effet un manque de résultats concrets après leurs signalisations, alimentant un sentiment d’abandon et de résignation.

Les riverains et automobilistes appellent désormais aux actions urgentes et visibles des forces de l’ordre.

Car au-delà du cas de Maïmouna, c’est toute une population qui s’interroge : jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ?

Face à la recrudescence des agressions, des actions concrètes sont attendues.

Il s’agit entre autres du renforcement des patrouilles, de la surveillance accrue, des interventions ciblées, etc. Autant de mesures réclamées pour la sécurité cet axe est devenu emblématique de l’insécurité à Abidjan.

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