Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a effectué une visite de 24 heures à Dakar. Reçu par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, il a évoqué la transparence, la lutte contre la corruption et les réformes visant à renforcer l’équité et la crédibilité du football africain, dans un contexte marqué par un recours de la Fédération sénégalaise de football devant le Tribunal arbitral du sport.
Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a été reçu en audience par le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye. Le dirigeant africain a été accueilli chaleureusement et les échanges ont été qualifiés de « francs et approfondis », permettant d’aborder l’ensemble des sujets liés à la situation récente du football africain, notamment les enjeux de gouvernance, de transparence et d’intégrité des compétitions.
Lors de la conférence de presse qui a suivi au sein d’un hôtel de Dakar, Patrice Motsepe a déclaré : « Je voudrais remercier le Président de la République. J’ai beaucoup apprécié la qualité de nos échanges sur les questions liées au football et au sport en général. Nous allons renforcer l’équité entre les 54 fédérations africaines et restaurer la crédibilité du football africain. »
Il a rappelé la nécessité d’une lutte stricte contre la corruption : « Nous allons combattre toutes les formes de corruption au sein de la CAF. La tolérance doit être zéro, que ce soit dans le sport, en politique ou dans tous les secteurs d’activité. »
Le président de la CAF a également abordé les controverses liées aux récentes compétitions et à l’arbitrage, précisant que les réformes en cours visent à améliorer les mécanismes d’arbitrage et la gouvernance, à garantir l’équité entre toutes les fédérations et à restaurer la crédibilité du football africain à l’échelle mondiale.
Avant de quitter Dakar, Patrice Motsepe s’est rendu sur l’Île de Gorée et a réaffirmé son soutien à la Fédération sénégalaise de football, portant un message « d’unité, d’amour et de responsabilité » pour l’ensemble du continent. Il est attendu au Maroc pour poursuivre ses consultations avec les acteurs du football africain dans le cadre des réformes engagées par la CAF.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, pour contester la décision de la CAF attribuant la victoire au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Selon le TAS, la requête sénégalaise vise à annuler la décision rendue le 17 mars par le Jury d’appel de la CAF, qui avait prononcé le forfait des Lions de la Teranga et homologué le match sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, à la suite d’un litige remontant à la finale disputée à Rabat. La partie sénégalaise demande également à être reconnue comme vainqueur du tournoi et a sollicité un délai supplémentaire pour déposer son mémoire.
Du côté marocain, le président de la Fédération royale marocaine de football, Faouzi Lekjaa, affirme que le Royaume dispose d’un dossier « complet et juridiquement solide », fondé sur le rapport de l’arbitre et les enregistrements vidéo attestant du retrait de l’équipe sénégalaise. Il soutient que la décision de la CAF repose sur l’article 84 du code disciplinaire relatif à l’abandon de match, et que le Maroc avait accepté de poursuivre la rencontre pour éviter toute sanction. Dans ce contexte, Patrice Motsepe a assuré qu’il respecterait la décision du TAS, quelle qu’elle soit, et que son opinion personnelle n’interviendrait pas dans le processus.



