Le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, à travers sa direction des Affaires financières, a officiellement lancé, ce vendredi 10 avril 2026 à Abidjan-Plateau, la rentrée budgétaire au titre de l’exercice 2026.
Cette cérémonie, qui a réuni de nombreux acteurs du secteur sanitaire et des finances publiques, marque le point de départ de la mise en œuvre des priorités sanitaires de l’État pour l’année en cours.
Un budget en hausse pour répondre aux défis sanitaires
Pour l’année 2026, le ministère bénéficie d’une dotation globale de 808 992 158 914 FCFA, en hausse de 5,79 % par rapport à 2025. Ce budget ambitieux est structuré autour de cinq grands programmes budgétaires.
L’Administration générale capte la plus grande part avec 386,39 milliards de FCFA, suivie du programme dédié à l’offre et à l’accessibilité des soins de qualité, doté de 243,94 milliards de FCFA. Le renforcement de la lutte contre les maladies bénéficie de 175,35 milliards de FCFA, tandis que le Programme national de lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme, la toxicomanie et autres addictions reçoit 990 millions de FCFA. Enfin, le Fonds national de lutte contre le SIDA (FNLS) est doté de 2,31 milliards de FCFA.
Selon le Directeur des affaires financières, Silué Dramane, ce budget permettra la mise en œuvre de 180 activités prioritaires, avec un accent particulier sur la lutte contre les grandes maladies telles que la tuberculose, le paludisme et le VIH/SIDA, ainsi que sur les programmes de santé maternelle et infantile.
Dans le détail, les dépenses de personnel représentent 48,4 % du budget, suivies des investissements (37,94 %), des biens et services (6,67 %) et des transferts (7,35 %). Cette structuration vise à garantir un équilibre entre fonctionnement et développement des infrastructures sanitaires.
Présentant le bilan de l’exercice 2025, le Directeur des affaires financières a salué un taux d’exécution global satisfaisant de 90,71 %, tout en soulignant des défis persistants. Il s’agit notamment de l’amélioration de l’exécution des marchés publics, de la gestion des ressources propres et du renforcement du système d’information.
Appel à la rigueur et à l’anticipation
Intervenant au nom du ministre, le Directeur de cabinet adjoint, Soro Kountélé, a insisté sur la nécessité d’améliorer les procédures budgétaires. « J’appelle à une meilleure anticipation des procédures et à une réduction des retards dans l’exécution des dépenses publiques. Les recommandations issues de cette rencontre serviront de feuille de route pour l’année 2026 », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs souligné que cette rentrée budgétaire constitue une étape clé dans le renforcement de la gouvernance financière du système de santé ivoirien, avec pour objectif ultime l’amélioration durable de la qualité des soins offerts aux populations.
De son côté, le Directeur général de l’Institut national de la santé publique (INSP), le Pr William Yavo, a salué les efforts engagés par le ministère en matière de modernisation des infrastructures sanitaires. Il a toutefois insisté sur l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources pour garantir un système de santé performant et conforme aux standards internationaux.



