Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a procédé, le 17 avril 2026 à Ouahigouya, au lancement de la 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè, une initiative destinée à mobiliser les populations autour de la préservation et de la valorisation du patrimoine culturel national.
C’est dans une atmosphère marquée par une forte mobilisation populaire et institutionnelle que la 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè a été officiellement lancée. Pendant un mois, du 17 avril au 18 mai 2026, le Burkina Faso entend faire de sa richesse culturelle un levier d’unité nationale, tout en renforçant la transmission des savoirs et des traditions.
Une célébration à forte portée symbolique
Représentant le Chef de l’État, Ibrahim Traoré, le Premier ministre a donné le ton d’une célébration placée sous le signe de l’engagement collectif. La cérémonie, organisée à la Place de la Révolution de Ouahigouya, a réuni membres du gouvernement, autorités administratives, coutumières et religieuses, ainsi qu’un large public. Placée sous le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs », cette édition vise à susciter une prise de conscience nationale autour de la sauvegarde du patrimoine. Le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a souligné la dimension historique de l’événement. « Cette célébration en est la plus belle expression, d’autant plus qu’elle intervient au moment où nous commémorons avec ferveur l’anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire, une révolution qui s’inspire de nos valeurs traditionnelles ancestrales », a-t-il déclaré.
Le combat pour la préservation de notre patrimoine culturel est celui de l’affirmation de notre souveraineté et de notre vivre-ensemble
Durant cette période, plusieurs activités sont prévues sur l’ensemble du territoire. Il s’agit notamment d’ateliers de formation aux métiers du patrimoine, destinés à renforcer les compétences des jeunes et à favoriser leur insertion professionnelle. « Des ateliers de formation au métier du patrimoine seront organisés parce que la transmission passe aussi par l’employabilité des jeunes. Le temps fort du 15 mai, consacré journée des coutumes et traditions, constituera un moment unique où la nation tout entière replongera en ses racines sans complexe et sans remords, parce que la modernité n’est pas incompatible avec l’héritage ancestral », a précisé le ministre. La cérémonie a également été marquée par la désignation d’ambassadeurs du patrimoine culturel, chargés de promouvoir les richesses culturelles du pays à l’échelle nationale et internationale. Par ailleurs, vingt-et-un Trésors humains vivants ont été installés. Ces détenteurs de savoirs et de savoir-faire traditionnels, issus de différentes régions, ont été distingués pour leur rôle dans la transmission des valeurs culturelles et décorés au rang de Chevalier de l’Ordre de l’Étalon.
Un enjeu de cohésion nationale et de souveraineté
Dans le message du Chef de l’État, lu par le Premier ministre, la dimension stratégique du patrimoine culturel a été clairement affirmée. « Le patrimoine culturel constitue le socle de notre identité et le ciment de notre cohésion nationale », a rappelé Ibrahim Traoré. Le choix de Ouahigouya pour abriter cette édition a également été justifié. « Il traduit notre volonté de faire du patrimoine culturel une véritable boussole pour les générations présentes et futures », a-t-il indiqué. Au-delà de l’aspect culturel, le Président du Faso a insisté sur la portée politique et sociale de cette initiative. « Le combat pour la préservation de notre patrimoine culturel est celui de l’affirmation de notre souveraineté et de notre vivre-ensemble. » Dans cette dynamique, un appel a été lancé à l’ensemble des acteurs nationaux, institutions publiques, collectivités territoriales, autorités coutumières, organisations de la société civile, jeunes et femmes, à s’impliquer activement dans les activités programmées. À travers cette 4ᵉ édition du Mois du patrimoine burkinabè, les autorités entendent ainsi inscrire la culture au cœur des politiques publiques, en faisant d’elle un levier de cohésion sociale, de développement et de rayonnement international.



