04242026Headline:

le Burkina Faso prévoient un taux de croissance de 5,7 % pour l’année 2027

Le gouvernement burkinabè a adopté vendredi un document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029, avec une prévision de croissance de 5,7 % en 2027, a annoncé le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres.

Réuni à Bobo-Dioulasso sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État, l’exécutif burkinabé a validé un cadre de référence qui fixe les grandes orientations macroéconomiques et budgétaires du pays pour les trois prochaines années.

Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, le DPBEP vise à « garantir l’efficacité de la dépense publique » afin que « chaque franc dépensé ait un impact au profit des populations ».

Les projections macroéconomiques tablent sur une croissance de 5,7 % en 2027, avec une inflation contenue autour de 1,5 %.

Le document s’inscrit dans la dynamique du Plan national de développement R.E.L.A.N.C.E. et répond aux exigences de la loi organique relative aux lois de finances, qui impose l’élaboration d’un cadre budgétaire pluriannuel.

Le scénario de base retenu repose notamment sur la poursuite de la reconquête du territoire et une campagne agricole favorable. Dans cette hypothèse, la croissance atteindrait 6,1 % en 2027, 5,5 % en 2028 et 5,3 % en 2029.

Les recettes budgétaires sont projetées à 3 924,3 milliards de FCFA en 2027, 4 328,8 milliards en 2028 et 4 686,4 milliards en 2029, soit une progression annuelle moyenne de 9,3 %. Les dépenses devraient suivre une trajectoire similaire, passant de 4 543,3 milliards de FCFA en 2027 à 5 403,6 milliards en 2029.

Le déficit budgétaire serait maintenu à un niveau maîtrisé, estimé à 2,8 % du PIB en 2027 et 2028, puis à 2,9 % en 2029.

Toutefois, le gouvernement reste prudent face aux incertitudes internationales, notamment liées aux tensions au Moyen-Orient, susceptibles d’affecter les hypothèses économiques.
« Une réorganisation est nécessaire pour mieux maîtriser l’impact de la crise et maintenir une croissance robuste », a indiqué le ministre.

Les autorités burkinabè insistent enfin sur la nécessité d’une discipline accrue dans la gestion des finances publiques et d’un choix rigoureux des investissements structurants pour soutenir cette trajectoire.

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