Face à l’incertitude et à l’énorme pression imprimée sur son économie par la paralysie du détroit d’Ormuz, l’Iran cherche des solutions pour se financer. Parmi elles, un recours accru aux cryptomonnaies, mais aussi l’appui de ses alliés et de ses clients. Car Washington a imposé un blocus empêchant le régime des mollahs d’exporter son brut.
Résister à des sanctions, le régime iranien en a l’habitude, mais ne plus pouvoir exporter ses hydrocarbures, qui génèrent l’essentiel de ses revenus, est un défi majeur. Avec le blocage du détroit d’Ormuz, Téhéran a désormais du mal à écouler ses stocks.
L’Iran compte donc sur ses principaux clients pour protester, explique Michel Makinsky, directeur général de la société de conseil sur l’Iran et le Moyen-Orient, Ageromys International : « Le système ne peut pas se permettre de mettre des pays comme la Turquie, l’Inde et le Pakistan dans une situation d’asphyxie énergétique. »
Mais Washington a annoncé samedi 25 avril refuser toute exception au blocus. En attendant, les Iraniens misent donc sur la résilience de leur économie, en s’appuyant notamment sur les cryptomonnaies.
« Depuis plusieurs années se sont multipliées en Iran des fermes de bitcoins de technologie chinoise, plusieurs milliers, qui sont un des éléments intéressants de cette résilience économique et qui permettent d’avoir une forme de cash à l’abri des sanctions », explique Michel Makinsky.
Le régime iranien a d’ailleurs annoncé que les droits de passage qu’il compte désormais imposer sur le détroit d’Ormuz pourront être payés en bitcoins.



