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Attaques meurtrières au Mali : Laurent Gbagbo appelle à une armée panafricaine

Le PPA-CI a réagi aux attaques meurtrières survenues au Mali le samedi 25 avril 2026. Dans une déclaration officielle, la formation politique dirigée par Laurent Gbagbo exprime sa « profonde consternation » face à ces violences qui ont touché plusieurs villes du pays.

Ces offensives coordonnées ont visé à la fois la capitale Bamako et d’autres localités stratégiques comme Kati, Mopti, Sévaré, Gao, Bourem et Kidal. Elles ont été attribuées à une alliance entre des groupes djihadistes et des mouvements rebelles. Le bilan est lourd, marqué notamment par la mort du ministre de la Défense malien, le général Sadio Camara, tué lors d’une attaque contre sa résidence à Kati.

“L’urgence d’une réponse africaine”
Dans son communiqué publié ce 27 avril, le PPA-CI « condamne avec la plus grande fermeté ces attaques terroristes lâches et barbares » qui, selon lui, visent à « déstabiliser le Mali, les pays du Sahel et toute la sous-région ». Le parti estime que ces violences compromettent les efforts engagés en faveur de la paix et du développement durable.

Face à cette situation, Laurent Gbagbo et son parti expriment leur solidarité envers « le peuple malien frère durement éprouvé » ainsi qu’aux autorités de la transition. Ils adressent également « leurs condoléances les plus attristées aux familles des victimes » et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

Au-delà de l’émotion, le PPA-CI insiste sur la nécessité d’une réponse collective à l’échelle du continent. « Ces événements douloureux rappellent l’urgence d’une réponse africaine coordonnée et souveraine face à la menace terroriste », souligne le communiqué. Une menace qui, selon le parti, dépasse largement les frontières nationales.

“Un enjeu stratégique”
Dans cette perspective, Laurent Gbagbo réitère une proposition déjà formulée par le passé : la création d’une force africaine dédiée à la lutte contre le terrorisme. Cette force serait placée sous commandement africain et financée par les États du continent. Elle disposerait de moyens logistiques et opérationnels adaptés pour faire face à des groupes armés de plus en plus mobiles et organisés.

« La sécurité du Sahel est un enjeu stratégique pour l’ensemble du continent africain », rappelle le PPA-CI, qui met en garde contre les effets en chaîne d’une déstabilisation dans la région. Pour le parti, « la solidarité africaine doit se traduire par des mécanismes opérationnels permanents de défense et de sécurité collectifs ».

Sur le terrain, la situation reste tendue. Si les autorités maliennes affirment avoir repris le contrôle de plusieurs zones, l’instabilité persiste, notamment dans le nord du pays. La prise de Kidal par des groupes rebelles illustre la fragilité du dispositif sécuritaire.

Face à cette escalade, la communauté internationale commence à réagir. L’Organisation des Nations unies appelle à une mobilisation accrue contre le terrorisme au Sahel, tandis que plusieurs pays africains expriment leur inquiétude. Au Mali, un deuil national de deux jours a été décrété à partir du 27 avril en hommage aux victimes.

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